Villers doit redevenir une commune démocratique en 2020

Aux élections municipales de mars 2014, il y avait 2263 électeurs inscrits à Villers/Mer. Il y eut une abstention de 42% des inscrits, et sur les votes exprimés 13,2% de bulletins blancs/nuls .
Contre, pour celle de 2008, 2231 électeurs inscrits, avec seulement 33,8% d’abstention, et 4% de bulletins blancs/nuls sur les votes exprimés.

En définitive, en 2008 le maire avait-t-il été élu avec 63,5% des voix des électeurs inscrits, quand en 2014 le maire (actuel) n’a été élu qu’avec seulement 50,4% des voix des électeurs inscrits !

  • Une remarque préalable sur la démocratie et les Municipales à Villers :

– Dans les 2 cas(2008/2014), comme c’est le cas depuis très longtemps à Villers, il n’y avait qu’une seule liste candidate, que nous appellerons « la liste Municipale » car on y retrouve en grande majorité les sortants de la liste du mandat municipal précédent (mandat de 6 ans).

– Cette absence d’autres listes candidates est déjà un très mauvais signe concernant la vie démocratique à Villers car elle montre un manque de mobilisation de la population villersoise (2800 habitants) pour s’impliquer activement dans la vie politique de sa Commune.

-De plus, comme il n’y a aucun enjeu sur le résultat, la liste candidate étant élue d’office, les électeurs ne s’intéressent guère à l’élection qui ne donne lieu à aucun vrai « débat » électoral sur de réels programmes.

  • Il n’y a plus de majorité consensuelle à Villers-sur-mer :

Cette remarque préalable étant faite, on observera que les villersois en 2008, même sans enjeu réel sur le résultat ont quand même élu leur maire avec 63,5% des voix des inscrits, ce qui est remarquable, et ce qui signifie une adhésion des électeurs pour ce maire.

Alors qu’en 2014, ils n’ont élu le maire qu’avec 50,4% de voix favorables des inscrits, soit 13 points de moins qu’en 2008, c’est-à-dire sans majorité claire.

Les villersois veulent-t-ils une fois de plus en 2020 élire leur prochain maire, avec toujours la même vieille liste unique municipale, à nouveau sans aucun débat électoral ni enjeu sur le résultat, et probablement un maire encore plus mal élu (soit, en cas de 13 points de moins à nouveau, 37,4% des inscrits)Un maire ainsi élu n’aurait aucun crédit auprès de sa population !

L’élection municipale de Villers ne peut plus se faire ainsi par défaut … de listes concurrentes comme cela a été le cas depuis des années lorsqu’il s’agissait d’un maire consensuel reconnu pour ses nombreuses réalisations, qui était assuré d’être élu.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et au vu des chiffres officiels cités plus haut, cela ne l’était déjà plus en 2014, quand la vieille « liste électorale » héritée du passé n’a pas obtenu de majorité claire (50,4%), alors qu’il n’y avait même pas de listes d’opposition !

La prochaine élection municipale devra se faire avec une adhésion beaucoup plus franche des électeurs villersois pour une liste, et sur un vrai programme, en concurrence avec des listes rivales présentant également un programme

En conclusion, les électeurs villersois doivent se réveiller et présenter des listes électorales nouvelles en 2020.

Le contraire constituerait de leur part un véritable abandon de leurs droits électoraux. Rappelons que la politique, au sens le plus large, peut se définir comme la façon dont une population ou société, ici la Commune de Villers/Mer, est gérée par ses dirigeants, et concerne à ce titre chacun de ses membres.

Les habitants de Villers ne peuvent se cantonner à l’associatif auquel on sait qu’ils donnent beaucoup ! Ils doivent aussi se préoccuper de qui les dirigent, comment, et vers quoi ! Une élection municipale ça sert à cela, c’est éminemment politique car tout après en dépend, associatif compris !

Villers et le tennis

Villers-sur-mer a une longue histoire de 90 ans avec le tennis. Récemment d’ailleurs, le Club de Tennis de Villers (TCV) a fêté son 90ème anniversaire.

La création, d’origine privée, du Tennis Club de Villers (TCV) en 1927

Le TCV fut créé l’année de la retentissante victoire historique des « Mousquetaires » (Lacoste, Borotra, Cochet, Brugnon) en Coupe Davis face aux Etats-Unis, à partir d’une initiative privée menée par Mr Charles FOUGERES et d’autres propriétaires de résidences secondaires qui tous possédaient déjà leur propre terrain privé de tennis. Leurs objectifs étaient d’ouvrir la pratique du tennis à plus de joueurs et que les tournois de tennis se tiennent sur des terrains autres que leurs propres courts privés.

Ils créèrent, en son emplacement actuel, le TCV avec à l’origine 5 courts, qui connut un 1er âge d’or avant guerre avec de grands tournois, la venue de champions connus, et déjà un agrandissement à 9 terrains.

La destruction du Tennis Club de Villers (TCV) pendant la guerre

Villers, zone côtière, devint en 1939 zone quasi “interdite”. Il n’y avait plus d’activité au club et les créanciers réclamèrent le remboursement de leurs avances. Tout le monde était dispersé. La Commune, avec un Maire agriculteur ayant bien d’autres soucis, ne voulut pas s’embarrasser d’un club de tennis devenu inutile, qui fut mis en vente aux enchères, et c’est le principal créancier qui acheta terrains et installations.
Les terrains furent ensuite détruits pendant l’occupation servant de tranchées, de parking pour camions et automitrailleuses.

La reconstruction et l’expansion jusqu’à 20 courts en 1982

Après la guerre, les créanciers devenus propriétaires des terrains envisagèrent une construction immobilière. En 1948, Mr Jacques de BEAUCARON entreprit de reconstituer le club qu’il avait connu avant guerre. Ce ne fut pas chose facile et cette reconstruction ne fut possible que grâce à l’opiniâtreté des dirigeants du TCV, qui ont toujours trouvé une réelle écoute auprès de la Commune de Villers.

Le Club connut alors après guerre un 2ème âge d’or. Ses tournois open reprirent de plus belle avec la participation de grands joueurs français de 1ère série : Proisy, Beust, Jalabert, Leclercq, Bouteleux, Courcol, Boutboul, Boutard … et étrangers : Mac Millan, Belkhodja, Dron…

Le tennis devenant progressivement un sport majeur en France, 1er sport individuel, et 2ème sport après le football en termes de licenciés (> 1 000 000), il s’en suivit une demande majeure sur ce sport qui explique l’expansion du TCV jusqu’à 20 courts en 1982 ! En 1983, Yannick NOAH gagnait Roland-Garros !

Le désengagement des derniers investisseurs privés du TCV
et l’engagement municipal

Mais le tennis s’est dans le même temps professionnalisé, nécessitant des investissements toujours croissants en infrastructures et des budgets de fonctionnement importants avec des coûts qui n’existaient pas avant.

Peut-être est-ce une des raisons, s’ajoutant à la raison bien compréhensible de leur âge vieillissant, du choix que firent au tournant des années 2000 les derniers investisseurs privés encore propriétaires des derniers terrains n’appartenant pas en propre à la Commune de mettre ces terrains en vente ?

La Municipalité, forte de sa longue histoire de coeur avec le tennis, a alors fait le choix de racheter ces terrains en vente, qui sinon auraient été destinés à la construction immobilière, et de prendre la relève du TCV en assumant seule l’existence du complexe tennistique originel de Villers, intégralement conservé.

Le nouveau portail, réplique de celui d’origine

S’ensuivirent alors la rénovation récente des installations -terrains, grillages et parc- qui en avaient bien besoin, les installations du club datant des années 1950/1980, et leur modernisation avec la création d’une magnifique salle couverte de 2 courts souhaitée par le TCV depuis bien longtemps ( qui fait désormais du tennis un sport à l’année à Villers ), d’un chemin de lumière (solaire) pour l’accès la nuit à cette salle, d’une terrasse en bois, d’un beau portail réplique de celui d’origine.

La salle couverte

Aujourd’hui la rénovation et la modernisation des installations du club est quasi achevée, sauf pour le remplacement du Club House reconstruit à  la hâte dans l’immédiat après-guerre !

Quel futur maintenant pour ce complexe tennistique municipal ?

Né à l’origine d’une initiative privée, porté et très longtemps géré en propre par l’Association sportive (loi de 1901) originelle du TCV, ce très grand club de tennis est désormais à 100% propriété de la Commune de Villers, qui décide donc désormais seule de son mode d’exploitation.

C’est donc maintenant uniquement à la Municipalité, devenue seule propriétaire, d’expliquer aux membres du club et aux électeurs villersois la façon dont elle entend gérer le complexe tennistique de Villers, comptes à l’appui, et quels sont ses projets dans ce domaine pour l’avenir.

C’est le lot d’une municipalité qui a hérité d’un riche passé d’une très grande station balnéaire avec de nombreux « dinosaures », difficiles à entretenir et à exploiter à l’équilibre, d’expliquer comment elle compte s’y prendre :

– Les véritables dinosaures, ceux qui pourtant n’existent plus depuis 65 millions d’années, réduits à l’état de fossiles ou de vestiges, ont trouvé leur utilité et leur économie avec le Musée National du Paléospace.
On peut même dire qu’ils « tirent » la Commune vers l’avant.

– Le « dinosaure » du Tennis (un club surdimensionné avec 20 courts pour 2800 habitants, soit 5 fois plus que le ratio normal pour une commune de cette dimension) devra soit trouver un moyen d’exister avec des comptes équilibrés – ce qui n’est pas le cas aujourd’hui -, soit disparaître comme ont disparu les dinosaures qui ne trouvaient plus à manger.

– Le « dinosaure » de l’Eglise devra, lui aussi, soit trouver des millions d’euros pour sa survie, soit disparaître faute de moyens pour la restaurer.

C’est la responsabilité d’une municipalité de grande station balnéaire comme Villers de faire des choix entre assumer à l’identique de très lourds héritages légués par les fondateurs de sa station en assurant leur maintien, ou réduire la voilure et proposer des activités nouvelles !

A propos du Château de Villers

Il y a bien un château seigneurial à Villers/Mer!

Le château de Villers-sur-Mer n’est pas, comme je l’ai longtemps cru, le « château de San Carlo » situé à Villers intra-muros dans le parc municipal du même nom.
Quoiqu’il faille reconnaître que cette demeure mérite bien l’appellation de château, extérieurement et intérieurement !

Mais ce n’était que la résidence de villégiature d’un grand banquier parisien, Mr DEMACHY  construite en 1880! Et elle est aujourd’hui, comme nombre de ces très grandes villas, divisée en appartements.

Mais il y a bien un Château, route du Château à Villers-sur-mer, sur les hauteurs à 2 km de la mer, celui des  seigneurs ancestraux de Villers,
dont Mr Raoul Paris d’Illins (1802-1874) descendait, qui fut maire de Villers-sur-mer à l’époque de la création de la station balnéaire, y réalisant de nombreux équipements : une promenade de planches de 300 mètres le long de la mer, une usine à gaz pour l’éclairage en 1860, la création d’une voie carrossable Villers-Trouville-Honfleur, l’ouverture d’un bureau des postes et télégraphes en 1865).

Il est inscrit aux Monuments Historiques depuis 2003 !

Voici sa fiche descriptive officielle aux Monuments Historiques :

Monuments historiques
édifice / site Château de Villers
localisation Basse-Normandie ; Calvados ; Villers-sur-Mer
lieu-dit le Château
dénomination château
éléments protégés MH bibliothèque ; jardin potager ; élévation
époque de construction 17e siècle
historique Construction de brique et pierre qui conserve la silhouette qui était la sienne au 18e siècle. L’intérieur conserve un décor Louis XVI. Vers 1770-1780, restructuration architecturale avec une nouvelle distribution des pièces.
décor menuiserie
propriété propriété d’une société privée
protection MH 2003/08/28 : inscrit MH
Les façades et les toitures du château, ainsi que les boiseries de la bibliothèque, et le jardin potager (cad. B 278) : inscription par arrêté du 28 août 2003

De ce château, qui ne semble connu que des seuls Monuments Historiques, on trouve difficilement trace sur internet, et les villersois eux-mêmes ignorent jusqu’à son existence, car on ne le voit pas et on ne le visite pas !

Ce château « historique » est aujourd’hui une résidence privée, siège de la « Société Civile Immobilière du Château de Villers », spécialisée dans le secteur d’activité de la location de terrains et d’autres biens immobiliers.

A défaut de pouvoir le visiter, le site internet de l’Office de Tourisme nous incite à visiter le Château de Vendeuvre, près de St-Pierre/Dives à 50 km.

 Merci aux Marquis de Vendeuvre pour la visite de leur château du 18ème siècle!

A défaut donc de pouvoir visiter le Château de Villers, je suis allé il y a peu avec des amis visiter le Château de Vendeuvre dont la visite procure un immense plaisir tant ce château construit par le Marquis de Vendeuvre en 1752 comme  » sa maison de vacances » ! ),

d’un beau classicisme comparable à celui de Cheverny (le château de Moulinsart de Tintin), resté depuis sa création dans la même famille qui l’a sauvé de la ruine après de grandes dégradations subies lors de la 2ème guerre mondiale, est l’objet d’attention et de soins !

Il est classé Monument Historique.

Je n’ai pas croisé Mr de Vendeuvre, mais si tel avait été le cas, je l’aurais remercié d’avoir restauré son château et de me permettre de le visiter.

A quand la visite du Château de Villers, monument historique du 17ème?

Vendeuvre mérite mille fois la visite ! Si beau, si riche !
Mais ne pourrait-on envisager demain une visite du Château de Villers ?

Rappelons l’importance pour la commune de Villers/Mer, qui ne s’est développée et ne vit que grâce à sa station balnéaire et plus récemment de la mise en valeur de l’ensemble de son patrimoine- qu’il soit géologique (falaise/paléontologie, marais/environnement…), bâti ou culturel (église & villas/architecture balnéaire, arrière-pays/pays d’auge…)-, de promouvoir une image de station touristique balnéaire et culturelle.

Parce qu’il est le fief ancestral des seigneurs de Villers, le Château de Villers fait partie du patrimoine culturel de Villers.
Sa qualité intrinsèque et son intérêt historique ont été reconnus  par son inscription aux Monuments Historiques en 2003.

Mais l’inscription d’un château aux Monuments Historiques ne signifie en rien qu’il soit en bon état, et surtout pas que l’Etat français va dépenser de lui-même quel qu’argent que ce soit pour le restaurer ! Il y a plus de 30 000 châteaux en France dont bon nombre sont à l’abandon !

Qu’en est-t-il de  l’état actuel du Château de Villers ?

A moins que ses propriétaires l’entretiennent (exclusivement à leurs frais), il fait sans doute  partie de ces nombreuses ruines inscrites aux Monuments Historiques de France.

Pourquoi, quand l’administration municipale impose tant de contraintes aux propriétaires de villas anciennes à Villers, ce château du 17ème inscrit aux  Monument Historique reste-t-il en dehors de ses préoccupations ?

Il est fort regrettable que la Commune de Villers n’intervienne pas pour la préservation et la restauration de son château seigneurial du 17ème siècle.

Toutes les stations balnéaires n’ont pas la chance d’avoir un tel château du 17ème siècle inscrit aux Monuments Historiques. Quand l’époque est à une forte demande culturelle, l’O.T. de Villers pourrait ainsi recommander aux amateurs la visite du château de Villers avant de les diriger vers Vendeuvre

Michel TOURNIER, illustre résident et élève de Villers

Un très grand écrivain français, prix Goncourt 1970, Michel TOURNIER, décédé début 2016 a résidé longtemps en villégiature à Villers/Mer à la très charmante Villa « Courte-Paille » qui appartenait à sa famille sur les hauteurs de Villers, appelée ainsi sans doute pour son toit de chaume.

A partir de 1970 son œuvre littéraire n’a cessé d’être reconnue mondialement, et il est assurément, depuis, l’un des écrivains français contemporains le plus connu, traduit et étudié dans le monde entier, en particulier pour son oeuvre pédagogique pour les jeunes lecteurs.

A Villers, dans les années 60, il venait souvent en voisin prendre le café chez mes parents qui y avaient une résidence secondaire proche de celle de sa famille. Il avait à l’époque une vieille voiture, une simca aronde, et vivait de traductions français-allemand car il avait eu une éducation germanophile et avait fait après la guerre des études de philosophie en Allemagne pendant 4 ans. Il accompagnait souvent notre famille et nos familles amies à la piscine découverte de Trouville-sur-Mer.

Prenant récemment connaissance de sa biographie, j’ai appris que Michel TOURNIER, avait même fait sa classe de seconde à Villers/Mer pendant l’année 1939/40 placé là, pour cause de guerre, par ses parents qui y avaient cette villa de vacances, comme d’ailleurs, la même année, et pour les mêmes raisons de guerre, naissait à la Villa Arlette, louée à Villers, ma soeur aînée. On pourrait donc dire que c’est un enfant de Villers, même si de l’avis de ses maîtres c’était un élève exécrable !

Pourquoi ces propos, ici, sur un grand écrivain ayant une longue histoire avec Villers-sur-mer (élève à Villers en 1939, encore résident secondaire à Villers lorsqu’il obtient le prix Goncourt en 1970 !) ? Pour parler de ce qui fait une grande station balnéaire :

– Evidemment c’est avant tout un site privilégié offrant des qualités exceptionnelles. C’est le cas de Villers/Mer qui a très tôt attiré, dès la création de sa station, de nombreuses familles, entre aristocratie, grande bourgeoisie, mais aussi petite bourgeoisie, puis après l’arrivée du chemin de fer à Villers en 1882 de nombreux touristes de passage.

– Mais c’est tout autant la renommée des gens célèbres qui l’ont fréquentée avant nous. Nombre de personnes connues, ou qui le sont devenues, ont aimé venir à Villers, pour se détendre ou se ressourcer, entre vacances courtes et villégiatures plus longues. Je n’entreprendrai pas ici de les citer, beaucoup n’y ayant effectué que de brefs séjours.
Ce n’est pas le cas de Michel Tournier qui y avait une maison, qui y a sans doute écrit son tout 1er roman paru en 1967 : « Vendredi ou les limbes du Pacifique », Grand prix de l’Académie Française, et le second « Le Roi des Aulnes » qui obtenait le prix Goncourt en 1970 à l’unanimité ! Et qui est devenu depuis un écrivain reconnu mondialement, siégeant dès 1972 à l’Académie Goncourt.

– Les stations balnéaires voisines ne s’y sont pas trompées qui ont toutes choisi de s’identifier avec réussite à de très grands écrivains y ayant résidé longtemps (Marcel Proust à Cabourg, Marguerite Duras à Trouville, Alphonse Allais à Honfleur…), ou à défaut, ou en plus, de grands artistes (Boudin et Satie à Honfleur, Hambourg à Deauville), dont elles s’approprient l’image auxquels elles consacrent des musées.
Et ça marche !
Cela marche parce que dans notre civilisation où les loisirs occupent toujours plus de place, il y a une forte demande de cultures comme formation de l’esprit, et d’arts comme évasion de l’esprit vers le sacré.

Villers-sur-mer, où vient de se tenir la 3ème édition de son « Salon du Livre », avec en invités vedettes des acteurs de cinéma et de télévision, Agnès Soral, Anne Richard, Bernard Menez, ou des chanteurs, Catherine Loeb, réputés à juste titre dans leur profession mais pas dans les lettres, choisit délibérément la médiocrité. A-t-elle définitivement choisi de renier son passé de grande station balnéaire et d’ignorer ce qu’elle lui doit.

S’il faut certes ouvrir une station balnéaire au plus grand nombre car il s’agit avant tout d’un loisir dont en démocratie tous doivent pouvoir profiter, celle-ci n’a rien à gagner à ne faire que du « populaire », avec des peoples se trompant de genre.

Elle doit aussi savoir se situer, lorsqu’elle a les références pour le faire, au plus haut niveau d’excellence ! Comme c’est le cas dans le domaine musical avec le « Festival des Nouveaux Talents » et les « Concerts du Hameau Fleuri d’origine privée » pour lesquels on imaginerait difficilement des interprètes issus d’ orchestres de variétés !
Villers s’est peut-être dans ce domaine souvenu qu’elle avait longtemps compté comme résident secondaire un illustre compositeur musical français
Charles Koechlin ?

La politique municipale de Villers aurait grand tort de tourner le dos au prestigieux passé de sa station balnéaire qui a donné la grande ville actuelle de Villers ! Bien au contraire, elle devrait mettre en exergue, comme les grandes stations voisines le font, ses résidents célèbres dont les oeuvres reconnues et couronnées ajoutent à la magie du lieu de Villers.

En continuant à ignorer ses propres enfants illustres et en préférant donner la vedette à des vedettes qui n’aspirent qu’à demeurer connues, elle ne fait que rabaisser continuellement l’image de sa station balnéaire au lieu de l’élever, quand justement beaucoup de gens demandent aujourd’hui une culture et un art authentique. A terme, quand les stations voisines réussiront à attirer une clientèle prestigieuse sur des événements de haut niveau, Villers ne sera plus qu’une station balnéaire de 3ème zone.

Une liste Villers 2020 autour d’un programme

Une liste … pour qu’existe déjà une démocratie locale avec au moins 2 listes !

Nous avons exposé précédemment (dans notre article du 27/07/17 « Les Elections Municipales de 2020 ») les raisons premières et légitimes de notre engagement pour ces municipales 2020 qui sont de rompre avec la vieille tradition de la liste unique municipale à Villers :

– qui ne donne lieu à aucun véritable débat électoral démocratique, pourtant bien nécessaire sur la vie à Villers, et sur les grands enjeux concernant son avenir, puisque la seule liste à se présenter est assurée d’avance d’être élue,

– qui envoie en bloc les 23 personnes de cette liste, choisies par ses seuls soins, au Conseil Municipal, lequel n’aura pendant 6 ans aucun contre-pouvoir sous la forme de conseillers municipaux « d’opposition ».

Une liste … pour obliger les listes candidates à s’engager sur un programme !

Normalement, on ne se présente pas à une élection, avec une chance réelle de l’emporter, sans un programme alliant vision et engagements détaillés qui ait un sens, ce qui a pourtant pu être le cas par le passé du fait qu’une liste unique, donc sûre d’être élue, n’a pas vraiment à faire connaître son éventuel programme. Et, 6 ans plus tard, on ne peut pas plus la juger sur ses résultats, faute d’un programme électoral préalablement défini !

Nous souhaitons redonner un sens à l’élection municipale à Villers afin qu’elle ne soit pas un simulacre d’élection sans aucun intérêt !
Nous nous engageons pour notre part à construire notre liste autour d’un programme pour Villers-sur-Mer avec une vision globale pour son avenir et des engagements de réalisations et de résultats, sur lesquels notre bilan pourra être jugé 6 ans plus tard.

Une liste… pour laquelle nous devons mener un travail d’étude et de réflexion

Il y a un grand travail à réaliser pour être prêts en 2020, qui ne nous sera pas facilité par les autorités locales qui gèrent Villers depuis longtemps.

Faute de mener ce travail, et qu’il débouche sur une vision et un plan à 6 ans pour Villers, nous ne nous présenterons pas car notre souhait n’est pas d’occuper le pouvoir pour le pouvoir, ni d’être dans une critique systématique de l’équipe municipale en place, mais bien de proposer une vision largement renouvelée pour Villers au-delà de 2020, qui ait un sens et une ambition forte.

La critique est aisée, mais l’art est plus difficile ! Or c’est l’art seulement qui nous intéresse.

La restauration de l’Eglise de Villers

Nous étions présents aux vœux 2013 du Maire G. VAUCLIN (dont le mandat s’est achevé en 2014). Ceux-ci sont consultables dans la Lettre de Villers N°122.
Après avoir évoqué 2 grands dossiers pour l’année 2013 (Léglise d’abord, la voirie et l’enfouissement des réseaux ), Mr VAUCLIN y annonçait :

« l’église, classée monument historique, verra bientôt commencer ses travaux de rénovation. Nous avons retenu notre assistant
maître d’ouvrage. Il a pour mission de préparer le
dossier technique de phasage des travaux, ils dureront
plusieurs années. Il devra également préparer
le dossier de consultation des entreprises, pour
la réalisation des travaux. Ceux-ci seront conditionnés
par le déblocage des subventions qu’il nous sera possible d’obtenir. »

Il y annonçait ensuite la création future de 2 fondations pour la Commune ,
« dont l’objet social sera la recherche de financements destinés à la valorisation de notre patrimoine : la fondation des amis du Paléospace et la fondation des amis de l’église. Toutes les bonnes volontés seront les bienvenues et je vous invite à vous faire connaître et à me rejoindre. »

4 ans et 1/2 plus tard, si de nombreux travaux d’enfouissement des réseaux ont eu lieu et continuent, nous n’avons pas observé de travaux pour l’Eglise. Même s’il s’agit d’un chantier estimé à plus de 4 millions d’€ qui peut légitimer un délai de cadrage avant son démarrage, pourquoi rien depuis l’annonce de Mr VAUCLIN lors de ses voeux 2013 : « L’église verra bientôt commencer ses travaux de rénovation … » ? Il ne s’agira bientôt plus d’un délai, mais des 6 ans que dure un mandat de maire!

Ceci, alors même que l’Eglise venait récemment d’avoir la chance inouïe d’être classée Monument Historique, grâce à ses vitraux et à un tableau, le plus haut niveau possible, la consacrant comme un monument d’intérêt national, lui assurant les subventions publiques maximales, et donc pour la commune un coût de rénovation moindre. La Municipalité se doit d’informer les habitants de Villers :

– quels travaux sont nécessaires, détail du devis estimé à plus de 4 millions d’euros, y a-t-il des options médianes possibles … ?

– la Fondation des amis de l’église existe-t-elle et que fait-t-elle ?

L’église d’une Commune est souvent l’un de ses monuments le plus emblématique. Aussi, lorsqu’une Commune est assez chanceuse pour que son église soit distinguée de la rare qualité de Monument Historique, qui lui confère un intérêt national, il est incompréhensible qu’elle ne tienne pas mieux informés ses habitants de tout ce qui la concerne, et en particulier des travaux à réaliser pour sa rénovation ! De plus ceux-ci, une fois annoncés, ne devraient pas attendre aussi longtemps !

L’église actuelle de Villers constitue de plus un symbole fort de sa station balnéaire, car elle n’a été construite, malheureusement en lieu et place de la précédente église communale ancestrale du 11ème siècle (disparue), que pour répondre au surgissement en seulement 3 décennies de centaines de villas dont Villers s’enorgueillit à juste titre aujourd’hui (10 à 15 villas en 1851, 243 en 1881 avec une population de 1469 habitants !).

En 1872 la Municipalité de Villers décidait ainsi de remplacer l’église du village devenue trop petite par une église à la (dé)mesure de toutes ces magnifiques nouvelles villas. Il ne vous aura pas échappé que cette église est, pour une commune comme Villers, monumentale ! Aussi fallut-t-il 26 ans (1872/1898) pour voir cette église achevée !

Mais c’était à l’époque le prix à payer pour être une grande station balnéaire ! La question posée aujourd’hui est : « Villers-sur-Mer veut-t-elle toujours être une grande station balnéaire ? »
Si oui, elle doit trouver les moyens de restaurer son église au plus vite !

Un conte de George Sand aux Vaches-Noires en 1873

Les ailes de courage de Georges Sand est un roman (plutôt une « nouvelle » ou un « conte ») de George Sand publié en 1886 (posthume) dont le cadre se situe sur le littoral de la Côte Fleurie entre Cabourg/Dives, et Trouville, et Saint-Pierre-Azif (5 km à l’intérieur), dont le héros Clopinet trouve refuge dans la Falaise des Vaches Noires entre Houlgate et Villers-sur-Mer.

Chacun sait bien que Marcel Proust fut à partir de 1907 l’hôte du Grand hôtel de la Plage à Cabourg.
Mais 34 ans auparavant Georges Sand y descendait, en juillet 1873, avec ses petites filles, Aurore et Gabrielle. Peut-être parce qu’elle était passionnée de paléontologie et entretenait avec son fils une remarquable collection de fossiles ? C’était 3 ans avant son décès en 1876 à Nohant.

George Sand  La Dame de Nohant

Quelles que furent ses occupations sur la Côte Fleurie en ce mois de juillet 1873, elle y écrivit pour distraire ses petites-filles, Aurore et Gabrielle, un merveilleux conte, « Les Ailes de Courage ».

Synopsis :
Clopinet, jeune paysan légèrement boiteux et surtout très rêveur, n’est pas fait pour les travaux de la ferme qui rythment le quotidien de ses parents et de ses frères à Saint-Pierre-d’Azif. Livré en apprentissage à un tailleur rude et coléreux situé à Dives, il s’enfuit… Désormais seul, loin de la maison familiale, Clopinet s’arme de tout son courage pour partir à la découverte des richesses de l’univers qui l’entoure. En peu de temps, il devient l’ami et le plus grand connaisseur des oiseaux de la région dans la falaise des Vaches Noires à Villers-sur-mer…
(Téléchargeable sur le web)

 Une aventure  dans les Vaches Noires

Une très belle explication de texte d’une lectrice (prise sur le web) :

« Je cherchais des contes à lire, et j’ai trouvé celui-ci dans ma petite bibliothèque municipale. Il fait partie des contes d’une grand-mère, que George Sand a écrits pour ses deux petits-filles, Aurore et Gabrielle. 
L’histoire est longue, plus longue que pour un conte ordinaire, et surtout, il prend place dans un monde familier, la côte normande, près de Trouville. Les villages décrits, les métiers (tailleur, apothicaire, boulanger), les conditions de vie n’ont rien de merveilleux et c’est dans ce cadre réaliste que s’inscrit l’histoire de Clopinet. Les noms, comme celui des falaises (les Vaches-Noires), ou du seul rocher qui dépasse de la mer à marée basse (la Grosse-Vache) renforce l’impression de familiarité. 

La Falaise  des Vaches Noires

Comme souvent dans les contes, il est le petit dernier, le préféré. Comme souvent, il est un peu naïf, plus en tout cas que ses frères aînés, qui apprécient leur lopin de terre et leur métier de paysan. Lui préfère regarder le vol des oiseaux. Son rêve est de devenir marin, comme son oncle Laquille, marié et père de sept enfants. 
Cependant, vous sentez déjà sa faiblesse : Clopinet est surnommé ainsi parce qu’il boîte, et il ne semble pas (aux yeux des autres) avoir la force nécessaire pour devenir paysan ou marin. Surtout, il a sur lui les ailes de la peur, qui l’empêche d’avancer. Son oncle, un de ses adjuvants avec son frère François, a beau prédire que des ailes du courage lui pousseront un jour, sa famille le cède comme apprenti à un tailleur, pour trois ans. 
Nous basculons alors dans le merveilleux, car Clopinet prend son destin en main et s’enfuit, première poussée de ses ailes de courage. Menacé d’être repris à cause de sa tante, qui n’a rien à envier aux méchantes belles-mères, il s’enfuit à nouveau et découvre la mer, les oiseaux, les falaises. Ce sont de petites voix qui l’appellent et qu’il pense être les esprits de la mer qui le guident. Pendant ces six mois de vie au grand air, Clopinet s’organise, se contente de peu, surtout, il observe la nature, les oiseaux, les guignettes, les pluviers, les alouettes des mers, et surtout les rupeaux, si recherchés pour leurs plumes. Nous en découvrons ainsi beaucoup sur eux, sans pour autant que le récit s’en trouve apesanti. 
Comme dans tout conte, après ce parcours initiatique, il revient auprès de ses parents, riche, et métamorphosé. Ce retour est à la fois un échec et une réussite. Un échec, car ses parents ne souhaitent pas le laisser voyager, une réussite car Clopinet s’instruira, auprès d’un apothicaire, d’un aristocrate ornithologue, le baron de Platecôte et d’un curé naturaliste. Il trouve des explications rationnelles aux phénomènes naturels qu’il a observés, sans pour autant perdre ses rêves. Il lui faudra cependant une succession d’épreuves pour qu’il atteigne son objectif et que le merveilleux reprenne tous ses droits. « 

Lisez ce merveilleux conte, si bien écrit par un grand écrivain, et vous ne verrez plus jamais Villers-sur-Mer et ses environs de la même façon ! Comme quoi le regard de certains grands écrivains peut enrichir notre propre perception des lieux.

George Sand y tisse une histoire, un conte, se situant entre Cabourg, Trouville, et Saint-Pierre-Azif à l’intérieur du Pays d’Auge, dont le héros Clopinet se réfugie pendant de longs mois dans la mystérieuse falaise de Villers/Mer, pour y vaincre ses peurs, et y renaître tel un phénix.

Question sur la « Lettre de Villers »

Téléchargeant la Lettre de Villers de juillet 2017 (n°140), nous nous sommes fait la remarque que la Lettre d’avril 2006 (n°95) que nous venions juste de télécharger auparavant en cherchant des photos du 150ème anniversaire de Villers, «pesait» seulement 4,33 Mo quand celle d’aujourd’hui pèse 24,8 Mo ! Aussi notre surprise fut grande d’y lire l’éditorial de Mr le Maire de Villers avec ces propos :

L’adage « Il se passe toujours quelque chose à Villers » est bien réel tant cette lettre est fournie. Il est certain que nous ne pourrons pas continuer à augmenter le volume de la Lettre de Villers et qu’il nous faudra à l’avenir faire des choix qui se révèleront bien difficiles. Pour l’instant ce n’est pas encore le cas

Nous sommes ravis, Mr le Maire, que vous réalisiez en cet été 2017 que l’inflation galopante de cette Lettre de Villers dont le volume a été multiplié par 6 en 10 ans pose problème. Outre qu’elle pèse certainement en conception et en édition sur les finances de la Commune, assez restreintes en ce moment, son gonflement sans fin pose la question de sa finalité :

– une Gazette qui parle de tout ce qui se passe dans les moindres détails, auquel cas il n’y aura jamais de limite au volume de cette lettre,

– ou une Lettre qui parle prioritairement et plus sérieusement des questions qui concernent l’administration et l’avenir de la Commune de Villers/Mer ?

Mais pourquoi alors n’est-t-il pas révélée aux lecteurs dans cet éditorial la raison de cette diète de la « Lettre de Villers » ? Pourquoi la mention sibylline qui suit cette annonce « ce n’est pas encore le cas »… qui nous donne à penser que cette Lettre de Villers va encore perdurer, peut-être même encore grossir. Et quand sera-t-il  donc le moment de cette diète ?

Autant d’interrogations sur lesquelles l’éditorial de cette Lettre est muet!

Quel avenir pour Villers ?

Villers/Mer, est née à l’égal de ses prestigieuses voisines
  • Trouville/Mer, ancestral port de pêche, commença vers 1825 à devenir une station balnéaire fréquentée. Puis naquirent un peu plus tard, en moins d’une décennie, d’autres stations balnéaires, Cabourg (1853), Houlgate (1854), Villers/Mer (1856), Deauville (1859).
    En 150 ans toutes ces communes, disposant au départ de peu de ressources et ne comptant que quelques centaines d’habitants, sont devenues aujourd’hui des villes grâce à leur station balnéaire :

– 3 de ces stations se sont hissées à un niveau de notoriété nationale, voire mondiale (Cabourg, Trouville, Deauville) qui comptent chacune autour de 4000 habitants (et davantage avec leurs communes limitrophes)

– 2 stations (Blonville, Houlgate) se situent à une dimension moindre entre 1500 et 2000 habitants, avec d’autres encore plus petites, Bénerville, Tourgéville … !

Villers/Mer, située sur la carte à mi-distance de Cabourg et de Trouville/Deauville (seulement 8 km!), se positionne en importance, avec 2800 habitants, comme une station intermédiaire entre les 2 catégories précédentes.

  • La notoriété des 3 grandes stations balnéaires citées ci-dessus n’est pas le fruit du hasard mais celui d’une volonté et d’un travail poursuivis depuis longtemps par leurs municipalités successives :

– Deauville, créé ex-nihilo dès ses débuts en 1859 par le Duc de Morny beau-frère de Napoléon III pour devenir une grande station de l’élégance, a bien suivi sa feuille de route et est devenue à ce titre une station mondiale.
Son maire actuel est Philippe Augier, homme politique né à Paris.

– Trouville, la 1ère des stations balnéaires locales fut « découverte » en 1825 par le peintre local Charles MOZIN, et à sa suite par d’autres peintres illustres, HUET, ISABEY, COROT, BOUDIN, MONET… Elle bénéficia comme Deauville de l’arrivée du train en 1863.
A l’inverse de Deauville qui a été conçue à partir de rien, Trouville est, comme Honfleur, un port (mais de pêche exclusivement) qui regorge de références artistiques et littéraires, entre de nombreux grands peintres, et des figures littéraires comme FLAUBERT qui y a sa statue comme « local » car il possédait la ferme du Côteau à Deauville où a été construite vers 1900 la Villa Strassburger, et beaucoup plus récemment l’écrivain Marguerite DURAS, prix Goncourt, qui y est venue  régulièrement pendant très longtemps dans son appartement des « Roches Noires », dont les «journées Duras» attirent chaque année à l’automne des trains entiers de fanatiques.
Trouville a depuis 1983 le même maire, Christian Cardon, originaire de Lille, magistrat à la Cour des Comptes de Paris, qui ne vient à Trouville que les weeks-ends. Il est particulièrement attaché à son développement artistique et culturel.

– Cabourg, en panne de notoriété s’est relancée dans les années 70 avec Bruno Coquatrix, patron de l’Olympia, puis a capitalisé sur l’image de Marcel PROUST avec le maire Jean-Paul Henriet, et repart sur les spectacles avec Tristan Duval maire issu du milieu du spectacle né à Neuilly/Seine en faisant venir de nombreux artistes.

  • Car le renom d’une station balnéaire, quand bien même prestigieuse, doit sans cesse être maintenu vis-à-vis de la concurrence. Pour rester dans l’élite, les stations balnéaires ne cessent de rivaliser, organisant :

 – de très nombreux festivals artistiques et culturels, concernant le cinéma (sur des thèmes spécifiques: américain, romantique, culte, off-courts…), la musique, la littérature … recherchant la présence de vedettes et d’intervenants connus

– de nombreuses  activitésanimations et évènements sportifs : thalassothérapie, cures marines, piscine, équitation, voile, tennis, golf, patinoire, roue de foire…, jumping, polo, courses de chevaux, rallyes automobiles, triathlon …

– un grand travail de prospection/promotion pour leur station en France et à l’étranger

Villers-sur-Mer  a un passé différent dont elle peut être fière

  • Derrière ces 3 grandes stations nationales, Villers s’est dans le passé voulue davantage une station familiale avec des résidents secondaires fidèles, à l’écart du vedettariat, du star-système et des modes passagères.

A partir des années 70, la station de Villers a même élu pendant 24 ans, de 1971 à 1995, succédant à des maires parisiens,  des maires locaux, Mr SALESSE instituteur, Mr PERDRISOT patron artisan, qui ont orienté Villers vers une politique pro-locale et sociale en faveur des habitants «locaux», appelés parfois « principaux », au détriment des résidents secondaires qui font pourtant depuis longtemps vivre la station.

  • A partir de 1995, un nouveau Maire, Mr G.VAUCLIN un authentique enfant de Villersa pendant 19 ans choisi résolument d’oeuvrer pour moderniser la station de Villers et la rapprocher du niveau des grandes stations balnéaires voisines, valorisant avec une grande réussite le patrimoine naturel de Villers/Mer : sa plage magnifique, sa falaise -berceau de la paléontologie en Europe au 18ème siècle-, son passé de grande station balnéaire comptant plusieurs centaines de somptueuses villas.

En témoignent les très nombreuses innovations spectaculaires de la Commune pendant ses 3 mandats successifs, comme la stabilisation de la plage, le Musée National Scientifique du Paléospace, le Villare pour favoriser le développement associatif, l’aménagement du Marais avec un grand lac et un superbe parc sur le thème du respect de la nature, l’embellissement de la ville, une politique environnementale…

  • Merci à Mr VAUCLIN remarquablement ancré dans son Villers d’origine, et dans l’époque actuelle, d’avoir 20 ans durant été le promoteur de Villers et d’avoir contribué à rétablir une très grande station balnéaire. Villers est redevenue aujourd’hui une station respectée, partenaire de 1er plan de ses voisines de la Communauté de Communes Cœur Côte Fleurie (CCCCF qui va de Villers à Trouville).

L’image de Villers se trouve désormais durablement associée aux Dinosaures, avec un magnifique musée scientifique, « Le Paléospace », concernant la paléontologie qui est une spécificité qui lui appartient en propre, avec la falaise des Vaches Noires, qui n’aurait pu être celle de ses 3 voisines, édifié dans un « parc naturel du marais de Villers », préalablement aménagé pour devenir une zone de respect et d’observation de la nature, sur lesquels s’est greffée récemment peut-être à cause d’une autre spécificité de Villers, le passage du méridien de Greenwich de longitude 0 sur la digue de Villers-sur-mer, l’étude et l’observation de la voûte céleste avec un planétarium.

Mais Villers ne peut toutefois limiter son image à ces seuls aspects scientifiques, ceux de la paléontologie, ou des méridiens référant au positionnement scientifique d’un lieu sur notre « Terre ».

Elle doit comme ses voisines ratisser plus large et plus fort, et développer des animations dans d’autres directions, comme cela a commencé timidement à se faire à Villers avec des activités concernant de petits cercles de passionnés : le Scrabble, le salon du Modélisme, les Playmobils… qui animent utilement la station, mais qui ne sauraient faire d’elle une grande station !
Il faudrait pour l’image de Villers d’autres thèmes majeurs d’intérêt plus général, à l’égal des dinosaures ou de l’observation céleste.

Quel avenir pour Villers-sur-Mer ?

Villers connaît aujourd’hui des changements importants : nouveau maire, nouvelle configuration et nouveaux fonctionnement territoriaux.

Mr VAUCLIN ayant pris sa retraite en 2014, une nouvelle équipe municipale a succédé à la sienne en mars 2014, menée par Mr J.P. DURAND, 1er adjoint depuis 19 ans, élu municipal depuis plus longtemps encore, actuellement dans son 5ème mandat au Conseil Municipal.

Parallèlement l’Etat français a promulgué en août 2015 une réforme fondamentale de l’organisation du Territoire à travers la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) avec une date imposée de prise d’effet fixée au 1er janvier 2017. Nous y sommes donc depuis plus de 7 mois !

Celle-ci oblige les communes à se regrouper dans des Communautés de Communes plus vastes (> 15 000 habitants) et les engage, sans en faire une obligation, à mutualiser nombre de services et fonctions au niveau de la Communauté elle-même (Office de Tourisme, Animations, Sports, Gestion des ordures …). Les services de la CCCCF dont Villers dépend sont basés à Deauville, et Villers/Mer a choisi de jouer entièrement le jeu de la mutualisation, quand Trouville/Mer a, elle, choisi le contraire, gardant son propre office de tourisme …

Il est clair qu’après la période de 19 ans contigus où Mr VAUCLIN a été le Maire de Villers/Mer la repositionnant comme une grande station balnéaire et touristique, une nouvelle page a été ouverte il y a 3 ans avec un nouveau maire et, depuis 2017, un nouveau cadre d’action pour Villers/Mer dépendant désormais de Deauville.

Il nous paraît indispensable que Mr le Maire daigne expliquer pleinement aux électeurs ses choix, quelles en sont les conséquences, à court, moyen et long terme pour Villers, et quelle politique il compterait suivre à l’avenir suite à ces choix majeurs.

Faut-t-il rappeler aux habitants de Villers, que Villers, un simple hameau de paysans devenu une ville de 2800 habitants est une pure station balnéaire (n’ayant que sa station balnéaire pour vivre), et ne peut se permettre de faire abstraction de ce que font les stations balnéaires rivales voisines ? Quel positionnement Villers choisira-t-il pour l’avenir, soit celui de suivre ce que font ses voisines (comme elle le fait aujourd’hui mais trop timidement et à retardement), soit de créer une autre voie, une autre façon d’exister comme station balnéaire un peu avec des initiatives comme le Paléospace !

En même temps, dans une période très difficile financièrement pour les communes, Villers-sur-mer a-t-elle pris la mesure de sa nouvelle dimension et de la nécessité d’une administration à la mesure de ce qui n’est plus un village mais une ville ?

Histoire de la station balnéaire de Villers

La station balnéaire de Villers date de la vogue des bains de mer qui déferla en France au Second Empire (1852-1870), consécutive à un mieux-être économique résultant des grands progrès industriels de cette époque.

C’est le début d’une soif d’évasion de la société française, riches d’abord, puis petit à petit le plus grand nombre, vers des plaisirs nouveaux et aussi plus lointains, permis par les progrès techniques en particulier le développement des transports ferroviaires.
Nombre de grands peintres du « Mouvement Impressionniste » né à la même époque, célébré aujourd’hui dans le monde entier et par la Normandie en particulier qui en fut en grande partie le berceau, ont peint à cette époque notre littoral, ses ports, ses scènes de plage, ses maisons …


Gustave CAILLEBOTTE – Villa à Villers/Mer 1880

Ainsi Villers/mer a fêté en 2006 le 150ème anniversaire de sa station (1856/2006)

(Voir Lettre de Villers n°95)

Il faut rappeler qu’auparavant la mer n’attirait guère, hormis pour les ports dédiés à la pêche ou à la navigation militaire ou marchande.
Même les communes du littoral essentiellement agricoles lui tournaient le dos et cherchaient à assécher leurs marais pour les rendre cultivables.

Quelques ports naturels ayant développé depuis des siècles une réelle économie locale furent les premiers à devenir dans cette 2ème moitié du 19ème siècle de grandes stations balnéaires. A titre d’exemple citons Nice (24 117 habitants en 1793344 000 en 2014), Saint-Malo (10 730 habitants en 1793, 45 980 en 2014), Trouville sur la Côte Fleurie à une échelle plus modeste (973 habitants en 1793, 4708 en 2014) …

Mais l’engouement fut tel que ces ports ne suffirent plus à satisfaire seuls la demande de bains de mer. De nombreux hommes d’affaire, promoteurs, entrepreneurs, banquiers créèrent alors de toutes pièces, à une distance raisonnable des grandes villes, sur la base de simples hameaux côtiers disposant de belles plages, des stations balnéaires comme par exemple :
– sur la Côte d’Opale Le Touquet-Paris-Plage,
– sur la Côte d’Albâtre Le Tréport,
– sur la Côte Fleurie Cabourg (165 habitants en 1793, 3673 en 2014),  Villers-sur-Mer (186 habitants en 1793, 2739 en 2014), Deauville (96 habitants en 1793, 3725 en 2014) qui doit sa réussite exceptionnelle au Duc de Morny beau-frère de Napoléon III qui y amena en 1863 le chemin de fer depuis la Gare St-Lazare, et y lança de très importants investissements tels les 2 hippodromes, le grand Casino…
– sur la Côte d’Argent dans le sud-ouest Arcachon sur le bassin du même nom près de Bordeaux (736 habitants en 1793, 10 370 en 2014), où les banquiers Péreire créent de toute pièce une station balnéaire pour personnes souffrant d’affections pulmonaires

La Gare de Villers … Souvenirs !

Villers est donc une de ces pures créations balnéaires, dont deux hommes furent à l’origine les promoteurs : l’architecte parisien Félix PIGEORY qui acheta et lotit la partie de la falaise proche de l’église, y aménageant sa  villa «Les Bosquets», et Pierre PITRE-CHEVALIER, directeur du Figaro, qui y construisit sa villa «Durenne» (Actuel Office du Tourisme).

Il n’y avait jamais eu auparavant à Villers de population locale importante, ni après les invasions vikings en Normandie au 9ème siècle, ni plus tard au Moyen-Age. Villers/Mer n’avait toujours été qu’un hameau de peu d’habitants et de peu de ressources locales, vivant entre marécages et falaise, d’agriculture et d’un peu de pêche.

Villers est devenue aujourd’hui une commune de dimension respectable (2800 habitants) se développant autour d’une mono-activité d’acteur de loisirs balnéaires et touristiques. Mais sa croissance démographique reste tributaire du tourisme en l’absence d’activités économiques nouvelles.

Sa population composite, typique d’une station balnéaire, voit de nombreux résidents secondaires retraités venir s’ajouter aux retraités de la population locale, posant la question de l’avenir de ses jeunes et de son propre avenir.

admin@villers-mer-avenir.com