Forza Villers

De l’air et de l’ambition pour Villers-sur-Mer

Une station balnéaire née sous les meilleurs auspices

Villers-sur-Mer est une station balnéaire qui a tant d’atouts naturels qu’elle fut, dès ses origines (1856), très prisée de très nombreux riches propriétaires.

Sur toute la Côte Fleurie et même normande, Villers est la seule station balnéaire qui ait conservé un corpus aussi dense de villas « Second Empire » (2ème moitié du 19ème), quand ailleurs c’est la villa plus tardive « Belle Epoque » qui domine (début du 20ème jusqu’à 1914).

Outre le 2ème Casino de Villers de style Napoléon III (1878), aujourd’hui « Villa Régina », on peut citer la « villa San-Carlo », construite par le banquier de Napoléon III Mr DEMACHY (1877), dont la fille devint Comtesse de Béarn – qui a sa rue à Villers -, et d’autres encore comme la « Villa Mariani », aujourd’hui « La Commanderie », « Les quatre-vents » (1870)…

En 1851 Villers compte 15 villas, 225 en 1866, et 243 en 1881 pour une population qui explose en 30 ans jusqu’à atteindre 1469 habitants. Il subsiste plus de 600 villas aujourd’hui!

Le succès de Villers est dû au pittoresque de son site en amphithéâtre, entre la mer, la falaise des Vaches Noires, les collines de l’arrière-pays, offrant une multitude de points de vue sur la mer et la ville à partir de rues droites ou en courbe, qui permettent à chaque construction d’avoir sa vue mer.

Ce succès est dû aussi, à l’époque, au dynamisme de la commune et à la modernité de ses équipements, en particulier de ses casinos successifs qui se renouvellent périodiquement pour répondre aux nécessités du confort, des progrès et de la rentabilité.

Devenue une station en retrait par rapport à son passé

Si Villers a eu, à ses origines, de par ses qualités évidentes, un certain ascendant sur ses voisines, force est de reconnaître qu’aujourd’hui elle se se situe davantage en retrait.

Pourtant en plus d’un siècle d’existence la station balnéaire de Villers a été honorée de la fréquentation de très nombreuses personnalités, autant que ses voisines.

Quand les stations balnéaires voisines, Trouville, Deauville, Cabourg, font toutes état des « grands hommes » qui les auraient honorées de leur fréquentation, Villers-sur-Mer au nom d’une idéologie communale égalitaire a choisi d’ignorer les siens.

Pourtant, ces « personnalités » sont partout ailleurs reconnues et célébrées, à commencer là où elles sont nées ou enterrées. Seule Villers persiste à les ignorer.

Comme il y a un devoir de mémoire pour les combattants des 2 guerres de Villers qui ont donné leur vie pour leur pays et pour Villers , le Lt d’Hérouville, le Capitaine de Carpentier et le Lt Bagot, il y a un devoir de mémoire pour des personnalités qui ont elles aussi donné un peu d’elles-mêmes pour Villers.

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