Villers/mer, éditorial mars 2018

Editorial Mars 2018 ( à 24 mois des Municipales de 2020 )

Un ami ayant recueilli des réactions de personnes « d’ici » à propos de ce site, m’a confié qu’elles n’y voyaient que des propos de « parisien » (avec, sous-entendu, un certain mépris).

Sur la forme

Ce témoignage ne me déplaît pas car mon souhait premier en créant ce blog était justement de faire réagir des citoyens villersois quelque peu endormis par l’auto-satisfaction d’une Municipalité sans opposition depuis 30 ans.

J’invite ces mêmes personnes à aller plus loin en laissant sur ce blog des commentaires qui seront publiés in-extenso (de manière anonyme si désiré). Et, s’ils le souhaitent, à prendre contact avec moi, via le formulaire « CONTACT » du Menu du Blog, afin d’échanger de vive voix sur le Villers d’aujourd’hui.

Sur le fond

Les clichés ont la vie dure ! Je me permettrai de faire remarquer que dans mon article « Evolution sociologique de Villers-sur-mer », comme dans tous les autres sur ce même site, je dis au contraire qu’il y a déjà et qu’il y aura toujours moins de raisons d’opposer « locaux et secondaires » à Villers, car Villers change profondément, et que cette distinction ne cessera de s’estomper, Villers devenant une ville.

S’ils veulent dire en revanche que mon site, lorsqu’il traite de l’histoire de la station balnéaire de Villers, évoque le rôle des parisiens, alors oui car c’est un fait historique !
Mon propos n’étant surtout pas d’arbitrer un match parisiens/locaux qui n’aurait aucun sens, mais que la Commune de Villers se souvienne de son passé et de grands artistes qui l’ont fréquenté afin de conforter son image étroitement liée au Second Empire et à la Belle Epoque, tout comme le font ses voisines !

Mais bien plus concrètement l’histoire de Villers pose la question de ce que doit faire une Commune du 21ème siècle qui a reçu en héritage une station balnéaire du 19ème siècle totalement démesurée.

A ce sujet, je veux poser la question des choix à faire aujourd’hui, car il est certain que la Commune ne pourra éternellement maintenir à l’identique les équipements surdimensionnés du passé, comme elle l’a fait très récemment avec le Tennis Club de Villers, sans la moindre analyse, en rachetant de nombreux terrains mis à la vente, ce qui alourdit aujourd’hui les dépenses de fonctionnement des tennis de Villers, alors même que l’époque est moins porteuse dans ce domaine.

Il est certes des domaines obligés comme celui de l’Eglise de Villers, de plus classée Monument Historique, car on ne peut vendre une église en la divisant en appartements ! Mais la Commune doit communiquer les coûts de rénovation et chercher à les minimiser. Les citoyens qui paient des impôts locaux ont un droit de regard.

D’autre part, tenant compte des finances moindres de Villers comparées à celles de ses grandes voisines, et des leçons du passé qui montrent que seules de très rares stations balnéaires ont les moyens d’investir dans des projets de très grande ampleur, je pose la question pour Villers du bien fondé d’un très grand pôle de santé à Villers-sur-mer, qui ne manquera pas à l’avenir de poser problème.

Pourquoi pas juste un pôle de santé -à définir- qui réponde simplement aux besoins de Villers ?
L’époque actuelle n’est plus à la démesure des très riches propriétaires du 19ème siècle, et la Municipalité de Villers serait fort mal avisée de vouloir les imiter !
L’époque actuelle est à l’économie.

Marc GERONDEAU

 

Marthe CHENAL

Marthe Chenal, cantatrice  du début du 20ème siècle,  posséda la villa « Le Cloître » à Villers/Mer située dans la rue qui porte son nom.

Melle CHENAL fut une cantatrice vedette qui connut la consécration dans les années 1900. Née à Saint-Maurice en 1881, fille d’un facteur de la banlieue parisienne, serveuse dans un café  à l’exposition de 1900, elle fut remarquée par Camille Erlanger, directeur de l’Opéra et compositeur, qui lui fit donner des leçons de diction, de chant et de maintien.

Description de l'image Marthe Chenal circa 1920.gif.

Elle entre au Conservatoire de Paris en 1901 où ses professeurs lui conseillèrent de ne pas continuer dans une carrière musicale, certains lui suggérant même de poursuivre une carrière au Moulin Rouge.
Dans la foulée, Marthe Chenal continue des études sur l’opéra avec Martini,  et lors de sa dernière année d’étude en 1905, remporte le le 1er Prix de Chant et le 1er Prix d’Opéra.

Marthe Chenal fait ses débuts à l’opéra en 1905 au Palais Garnier dans le rôle de Brunehild dans Sigurd d’Ernest Reyer. Elle continue à chanter dans cet opéra les trois années suivantes dans des rôles tels qu’Elizabeth dans Tannhaüser de Richard Wagner,  Marguerite dans Faust de Charles Gounod, Donna Anna dans Don Giovanni  de Mozart, et le rôle-titre dans Ariane de Massenet.

Devenue célèbre, elle découvre Villers en 1912. Son protecteur de l’époque lui offre la villa « Le Cloître » où elle entreprend des travaux et un aménagement intérieur en faisant une demeure luxueuse.

En 1916, Marthe Chenal se distingue en allant chanter la Marseillaise dans les tranchées de Verdun enroulée d’un drapeau tricolore, puis à nouveau le 11 novembre 1918 en entonnant la Marseillaise  sur les marches de l’Opéra pour célébrer l’armistice, ce qui suscita un véritable délire.

A Villers elle fait sensation ne se déplaçant que dans son Hispano.
Très sportive, elle se baigne par tous les temps, elle monte à cheval, et se fait construire un tennis qui attire la jeunesse chez elle.

Ce qui ne l’empêche pas de se produire à la kermesse de la Comtesse de Béarn à San Carlo au profit des écoles de Villers, et de chanter dans l’église de Villers devant l’évêque de Bayeux.

En 1941 les soldats allemands incendient « Le Cloître » qui symbolisait la réussite et le goût de Marthe Chenal.

Marthe Chenal mourut à Paris en 1947, âgée de 66 ans.