Diagnostic 2017 et projets 2020

Villers-sur-mer, diagnostic fin 2017

Une nouvelle Municipalité élue par défaut en 2014

– En 2014 Mr VAUCLIN s’est retiré après 19 années comme Maire pendant lesquels il a transformé Villers et tiré sa station balnéaire vers le haut.

Son bilan compte de nombreuses innovations et réalisations spectaculaires, comme le Marais, le Villare, le Paléospace, la stabilisation de la plage, l’image du dinosaure pour Villers, les animations, l’aménagement de la ville… A tel point que Villers est aujourd’hui très respectée par ses voisines de la Communauté de Communes à laquelle elle appartient, la Communauté de Communes Cœur Côte Fleurie (CCCCF).

– Une liste municipale constituée essentiellement des adjoints de G. VAUCLIN conduite par Mr J.P. DURAND, le nouveau maire, a alors pris le relais. Elle a été élue avec 50,4% des inscrits contre 63,5% en 2008 pour le maire précédent.
Quel programme avait-t-elle ? Quelles sont ses réalisations à ce jour ?

2014-2020, un mandat municipal pour rien ?

– Force est de dire que de programme cette liste n’en avait pas, si ce n’est (cf. Interview Ouest France fin 2013 de Mr DURAND) « le bien-être des villersois » (beauté, propreté, entretien de la ville…), davantage de logements sociaux pour garder les jeunes, la poursuite des animations.

-Autant dire qu’il s’agit pour une mandature municipale de 6 années d’une ville de 2800 habitants, d’un « programme à minima » dont il est bien difficile d’ailleurs de juger des résultats surtout qualitatifs, sauf pour les logements sociaux, lesquels ne semblent pas avoir progressé à ce jour.

– Confrontée aux mêmes difficultés financières que toutes les communes françaises, la municipalité a fait le choix, plutôt que de réorganiser drastiquement l’administration municipale, et de chercher à accroître les recettes du budget municipal, de reculer nombre d’échéances lui incombant : restauration de l’église, travaux d’enfouissement des réseaux, rénovation de la digue ouest, entretien de la commune …).

– Enfin, elle a aussi choisi de transférer à Deauville dans le cadre de la loi NOTRe, l’essentiel de ses propres prérogatives (Office du Tourisme, Sports, Services Municipaux …).

Cette situation de démission et de repli sur soi ne doit plus continuer

Avant de se faire élire, une liste municipale a normalement le devoir de faire état d’une vision d’avenir pour sa commune, garante de ses décisions à venir. Mais la liste actuelle de Villers n’a fait état en 2014 d’aucune vision pour Villers, sinon ce « bien-être au quotidien » des habitants.

Le diagnostic de son action est aujourd’hui défavorable : Villers/Mer n’a relevé aucun défi, ni celui des difficultés financières, ni celui de l’indépendance, se faisant absorber par Deauville, ni même celui de ce « bien-être villersois » pour lequel elle s’était engagée. Aujourd’hui Villers est dirigée par une municipalité qui gère la commune sans vision !

Aux nombreux habitants de Villers qui restent encore dans l’idée héritée d’un passé récent qu’une municipalité visionnaire tirait la commune vers le haut niveau, nous disons que ce n’est plus le cas !

Une autre vision et d’autres projets pour Villers

Une grande et prestigieuse station balnéaire comme Villers (2800 habitants), née en même temps et à l’égal de ses proches voisines très connues (Trouville, Cabourg, Deauville …), doit faire à chaque élection un choix sans équivoque entre relever le défi de la concurrence imposée par ces stations balnéaires de niveau national, voire mondial, ou à défaut annoncer d’autres choix.

La Municipalité, sans même solliciter en cours de mandat l’avis des villersois, a profité de la loi NOTRe qui ne l’imposait pas, pour se ranger, contrairement à Trouville, sous la bannière de Deauville.
Ce choix lui a permis de ne pas même avoir à envisager comment rester indépendante vis-à-vis de stations balnéaires leaders, alors que Villers en a toutes les capacités avec son grand patrimoine.

Mais que la Municipalité ne croit pas qu’elle a signé un accord entre partenaires égaux ! Car une fois le temps des noces passé, les habitants de Villers vont rapidement se rendre compte que ce ne sont plus eux qui décident de ce qui se passe à Villers !
Aux natifs et amoureux de Villers, qui pensent comme nous que Villers a sa propre histoire et identité comme station balnéaire, nous demandons de réagir pour que Villers se montre digne de son passé !

Une élection 2020 pour un véritable référendum sur l’avenir de Villers !

Il faut que les 2 800 habitants de Villers soient conscients que la commune de Villers n’existe et ne vit que par et grâce à sa station balnéaire. Avant cette station balnéaire il n’y avait presque rien à Villers, après sa disparition il n’y aurait à nouveau plus rien.

Chaque électeur de Villers, même s’il n’est pas directement ou particulièrement concerné par sa station balnéaire (devenue aussi station touristique), doit être conscient que lui-même comme la Commune de Villers dépendent essentiellement, à défaut de nouvelles activités économiques importantes, de la station balnéaire de Villers, et donc de tout ce qui la concerne (plage, équipements sportifs, activités de loisirs ou culturelles, animations de masse ou spécifique, évènements, résidences secondaires, activités commerçantes …).

Une municipalité qui n’affiche pour programme que le « bien-être » de ses habitants (quelle municipalité ne le souhaiterait-t-elle pas ?) élude l’essentiel qui est qu’elle doit avant tout, comme ses voisines, retrousser ses manches pour développer les activités de sa station balnéaire, sa seule richesse économique, ce qui est beaucoup plus difficile !

La Municipalité actuelle a préféré jeter l’éponge et souhaite câliner et bientôt soigner ses habitants ! En commençant par les endormir !

Mais ça ne marche pas comme ça, et notre vision est de reprendre les choses dans le bon ordre à Villers/Mer : de la croissance pour sa station balnéaire, des projets à la hauteur du très grand potentiel de la station historique de Villers, des réalisations et des réussites, qui profiteront au budget municipal, et à travers lui à tous les habitants de Villers.

Marc GERONDEAU
« Penser Villers Plus Loin »
Blog : villers-mer-avenir.com

Engagement pour une 2ème liste

Marc GERONDEAU
Président du Tennis Club de Villers de 2014 à 2016

Blog : « Pensez Villers Plus Loin »
https://villers-mer-avenir.com

Mail : mgerondeau@wanadoo.fr
Tél. : 06 15 89 56 01

 

Madame, Monsieur,

Une 2ème liste à Villers/Mer pour les élections Municipales de 2020 …

En mars 2020, à l’occasion des élections municipales, vous aurez la responsabilité de décider de l’avenir de votre commune. Cela peut vous paraître loin, pourtant c’est demain, et il n’est pas trop tôt pour commencer à bâtir une liste alternative nouvelle réunissant ceux qui ne sont pas d’accord avec la gestion municipale actuelle (cf. notre document : « Villers-sur-mer, diagnostic et projets »).

  • Notre démarche vise d’abord à remédier à une anomalie démocratique qui perdure à Villers depuis des décennies, qui est de n’avoir à chaque élection qu’une seule liste candidate, celle présentée par la municipalité sortante. Cette situation prive les électeurs d’une élection digne de ce nom, où plusieurs listes présentent chacune leur vision et leur programme pour les 6 années suivantes, offrant un vrai débat électoral et un vote avec des enjeux réels.
  • Au-delà, nous souhaitons dire publiquement notre désaccord sur la gestion de l’actuelle municipalité conduite par Mr J.P. DURAND depuis qu’il a succédé en mars 2014 à Mr G. VAUCLIN, qui a pendant 20 ans tiré vers le haut la commune et sa station balnéaire.
  • Enfin, après avoir critiqué l’absence de démocratie et le manque de vision et de dimension de la politique municipale actuelle, nous avons pour ambition de proposer tout à la fois une autre méthode et une autre vision d’avenir pour Villers.

… Cette liste aura 2 ans (2018/19) pour se mettre en place.

Il est parfaitement légal de mener avant la campagne officielle elle-même (qui débutera en 2020), une « pré-campagne » à condition de respecter toutes les précautions imposées par la loi électorale.

En effet, il est normal qu’une liste nouvelle ait le temps de se faire connaître, de faire connaître ses idées, sa vision pour la commune, de constituer une équipe de campagne pour dialoguer avec les habitants, d’élaborer un programme et finalement constituer une équipe qui se présentera à l’élection pour mener à bien ce programme. C’est cela la démocratie, et c’est le chemin qu’il nous faudra parcourir dont nous savons qu’il sera long et difficile, mais Villers en vaut bien la peine !

Aussi, j’invite chacun d’entre vous intéressé par ce projet à prendre contact avec moi par mail, ou par téléphone pour un RV. Je suis à votre disposition pour répondre à vos questions, remarques ou suggestions, et surtout pour échanger avec vous. N’oubliez pas de visiter notre site/blog internet !

Pour l’avenir de Villers/Mer, de tout cœur avec vous,

Marc Gérondeau

Villers doit redevenir une commune démocratique en 2020

Aux élections municipales de mars 2014, il y avait 2263 électeurs inscrits à Villers/Mer. Il y eut une abstention de 42% des inscrits, et sur les votes exprimés 13,2% de bulletins blancs/nuls .
Contre, pour celle de 2008, 2231 électeurs inscrits, avec seulement 33,8% d’abstention, et 4% de bulletins blancs/nuls sur les votes exprimés.

En définitive, en 2008 le maire avait-t-il été élu avec 63,5% des voix des électeurs inscrits, quand en 2014 le maire (actuel) n’a été élu qu’avec seulement 50,4% des voix des électeurs inscrits !

  • Une remarque préalable sur la démocratie et les Municipales à Villers :

– Dans les 2 cas(2008/2014), comme c’est le cas depuis très longtemps à Villers, il n’y avait qu’une seule liste candidate, que nous appellerons « la liste Municipale » car on y retrouve en grande majorité les sortants de la liste du mandat municipal précédent (mandat de 6 ans).

– Cette absence d’autres listes candidates est déjà un très mauvais signe concernant la vie démocratique à Villers car elle montre un manque de mobilisation de la population villersoise (2800 habitants) pour s’impliquer activement dans la vie politique de sa Commune.

-De plus, comme il n’y a aucun enjeu sur le résultat, la liste candidate étant élue d’office, les électeurs ne s’intéressent guère à l’élection qui ne donne lieu à aucun vrai « débat » électoral sur de réels programmes.

  • Il n’y a plus de majorité consensuelle à Villers-sur-mer :

Cette remarque préalable étant faite, on observera que les villersois en 2008, même sans enjeu réel sur le résultat ont quand même élu leur maire avec 63,5% des voix des inscrits, ce qui est remarquable, et ce qui signifie une adhésion des électeurs pour ce maire.

Alors qu’en 2014, ils n’ont élu le maire qu’avec 50,4% de voix favorables des inscrits, soit 13 points de moins qu’en 2008, c’est-à-dire sans majorité claire.

Les villersois veulent-t-ils une fois de plus en 2020 élire leur prochain maire, avec toujours la même vieille liste unique municipale, à nouveau sans aucun débat électoral ni enjeu sur le résultat, et probablement un maire encore plus mal élu (soit, en cas de 13 points de moins à nouveau, 37,4% des inscrits)Un maire ainsi élu n’aurait aucun crédit auprès de sa population !

L’élection municipale de Villers ne peut plus se faire ainsi par défaut … de listes concurrentes comme cela a été le cas depuis des années lorsqu’il s’agissait d’un maire consensuel reconnu pour ses nombreuses réalisations, qui était assuré d’être élu.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et au vu des chiffres officiels cités plus haut, cela ne l’était déjà plus en 2014, quand la vieille « liste électorale » héritée du passé n’a pas obtenu de majorité claire (50,4%), alors qu’il n’y avait même pas de listes d’opposition !

La prochaine élection municipale devra se faire avec une adhésion beaucoup plus franche des électeurs villersois pour une liste, et sur un vrai programme, en concurrence avec des listes rivales présentant également un programme

En conclusion, les électeurs villersois doivent se réveiller et présenter des listes électorales nouvelles en 2020.

Le contraire constituerait de leur part un véritable abandon de leurs droits électoraux. Rappelons que la politique, au sens le plus large, peut se définir comme la façon dont une population ou société, ici la Commune de Villers/Mer, est gérée par ses dirigeants, et concerne à ce titre chacun de ses membres.

Les habitants de Villers ne peuvent se cantonner à l’associatif auquel on sait qu’ils donnent beaucoup ! Ils doivent aussi se préoccuper de qui les dirigent, comment, et vers quoi ! Une élection municipale ça sert à cela, c’est éminemment politique car tout après en dépend, associatif compris !

Villers et le tennis

Villers-sur-mer a une longue histoire de 90 ans avec le tennis. Récemment d’ailleurs, le Club de Tennis de Villers (TCV) a fêté son 90ème anniversaire.

La création, d’origine privée, du Tennis Club de Villers (TCV) en 1927

Le TCV fut créé l’année de la retentissante victoire historique des « Mousquetaires » (Lacoste, Borotra, Cochet, Brugnon) en Coupe Davis face aux Etats-Unis, à partir d’une initiative privée menée par Mr Charles FOUGERES et d’autres propriétaires de résidences secondaires qui tous possédaient déjà leur propre terrain privé de tennis. Leurs objectifs étaient d’ouvrir la pratique du tennis à plus de joueurs et que les tournois de tennis se tiennent sur des terrains autres que leurs propres courts privés.

Ils créèrent, en son emplacement actuel, le TCV avec à l’origine 5 courts, qui connut un 1er âge d’or avant guerre avec de grands tournois, la venue de champions connus, et déjà un agrandissement à 9 terrains.

La destruction du Tennis Club de Villers (TCV) pendant la guerre

Villers, zone côtière, devint en 1939 zone quasi “interdite”. Il n’y avait plus d’activité au club et les créanciers réclamèrent le remboursement de leurs avances. Tout le monde était dispersé. La Commune, avec un Maire agriculteur ayant bien d’autres soucis, ne voulut pas s’embarrasser d’un club de tennis devenu inutile, qui fut mis en vente aux enchères, et c’est le principal créancier qui acheta terrains et installations.
Les terrains furent ensuite détruits pendant l’occupation servant de tranchées, de parking pour camions et automitrailleuses.

La reconstruction et l’expansion jusqu’à 20 courts en 1982

Après la guerre, les créanciers devenus propriétaires des terrains envisagèrent une construction immobilière. En 1948, Mr Jacques de BEAUCARON entreprit de reconstituer le club qu’il avait connu avant guerre. Ce ne fut pas chose facile et cette reconstruction ne fut possible que grâce à l’opiniâtreté des dirigeants du TCV, qui ont toujours trouvé une réelle écoute auprès de la Commune de Villers.

Le Club connut alors après guerre un 2ème âge d’or. Ses tournois open reprirent de plus belle avec la participation de grands joueurs français de 1ère série : Proisy, Beust, Jalabert, Leclercq, Bouteleux, Courcol, Boutboul, Boutard … et étrangers : Mac Millan, Belkhodja, Dron…

Le tennis devenant progressivement un sport majeur en France, 1er sport individuel, et 2ème sport après le football en termes de licenciés (> 1 000 000), il s’en suivit une demande majeure sur ce sport qui explique l’expansion du TCV jusqu’à 20 courts en 1982 ! En 1983, Yannick NOAH gagnait Roland-Garros !

Le désengagement des derniers investisseurs privés du TCV
et l’engagement municipal

Mais le tennis s’est dans le même temps professionnalisé, nécessitant des investissements toujours croissants en infrastructures et des budgets de fonctionnement importants avec des coûts qui n’existaient pas avant.

Peut-être est-ce une des raisons, s’ajoutant à la raison bien compréhensible de leur âge vieillissant, du choix que firent au tournant des années 2000 les derniers investisseurs privés encore propriétaires des derniers terrains n’appartenant pas en propre à la Commune de mettre ces terrains en vente ?

La Municipalité, forte de sa longue histoire de coeur avec le tennis, a alors fait le choix de racheter ces terrains en vente, qui sinon auraient été destinés à la construction immobilière, et de prendre la relève du TCV en assumant seule l’existence du complexe tennistique originel de Villers, intégralement conservé.

Le nouveau portail, réplique de celui d’origine

S’ensuivirent alors la rénovation récente des installations -terrains, grillages et parc- qui en avaient bien besoin, les installations du club datant des années 1950/1980, et leur modernisation avec la création d’une magnifique salle couverte de 2 courts souhaitée par le TCV depuis bien longtemps ( qui fait désormais du tennis un sport à l’année à Villers ), d’un chemin de lumière (solaire) pour l’accès la nuit à cette salle, d’une terrasse en bois, d’un beau portail réplique de celui d’origine.

La salle couverte

Aujourd’hui la rénovation et la modernisation des installations du club est quasi achevée, sauf pour le remplacement du Club House reconstruit à  la hâte dans l’immédiat après-guerre !

Quel futur maintenant pour ce complexe tennistique municipal ?

Né à l’origine d’une initiative privée, porté et très longtemps géré en propre par l’Association sportive (loi de 1901) originelle du TCV, ce très grand club de tennis est désormais à 100% propriété de la Commune de Villers, qui décide donc désormais seule de son mode d’exploitation.

C’est donc maintenant uniquement à la Municipalité, devenue seule propriétaire, d’expliquer aux membres du club et aux électeurs villersois la façon dont elle entend gérer le complexe tennistique de Villers, comptes à l’appui, et quels sont ses projets dans ce domaine pour l’avenir.

C’est le lot d’une municipalité qui a hérité d’un riche passé d’une très grande station balnéaire avec de nombreux « dinosaures », difficiles à entretenir et à exploiter à l’équilibre, d’expliquer comment elle compte s’y prendre :

– Les véritables dinosaures, ceux qui pourtant n’existent plus depuis 65 millions d’années, réduits à l’état de fossiles ou de vestiges, ont trouvé leur utilité et leur économie avec le Musée National du Paléospace.
On peut même dire qu’ils « tirent » la Commune vers l’avant.

– Le « dinosaure » du Tennis (un club surdimensionné avec 20 courts pour 2800 habitants, soit 5 fois plus que le ratio normal pour une commune de cette dimension) devra soit trouver un moyen d’exister avec des comptes équilibrés – ce qui n’est pas le cas aujourd’hui -, soit disparaître comme ont disparu les dinosaures qui ne trouvaient plus à manger.

– Le « dinosaure » de l’Eglise devra, lui aussi, soit trouver des millions d’euros pour sa survie, soit disparaître faute de moyens pour la restaurer.

C’est la responsabilité d’une municipalité de grande station balnéaire comme Villers de faire des choix entre assumer à l’identique de très lourds héritages légués par les fondateurs de sa station en assurant leur maintien, ou réduire la voilure et proposer des activités nouvelles !

A propos du Château de Villers

Il y a bien un château seigneurial à Villers/Mer

Le château de Villers-sur-Mer n’est pas, comme je l’ai longtemps cru, le « château de San Carlo » situé à Villers intra-muros dans le parc municipal du même nom.
Quoiqu’il faille reconnaître que cette demeure mérite bien l’appellation de château, extérieurement et intérieurement !

Mais ce n’était que la résidence de villégiature d’un grand banquier parisien, Mr DEMACHY ! Et elle est aujourd’hui, comme nombre de ces très grandes villas, divisée en appartements.

Mais il y a bien un Château, route du Château à Villers-sur-mer, sur les hauteurs à 2 km de la mer, celui des vrais seigneurs ancestraux de Villers,
dont Mr Raoul Paris d’Illins (1802-1874) descendait, qui fut maire de Villers-sur-mer à l’époque de la création de la station balnéaire, y réalisant de nombreux équipements : une promenade de planches de 300 mètres le long de la mer, une usine à gaz pour l’éclairage en 1860, la création d’une voie carrossable Villers-Trouville-Honfleur, l’ouverture d’un bureau des postes et télégraphes en 1865).

Le Château de Villers, classé Monument Historique, est privé et ne se visite pas!

Ce château est bien « mystérieux » à plus d’un titre :
– On ne le voit pas, sauf sans doute à y être invité par ses propriétaires
– Construit au 17ème siècle, il est classé Monument Historique pour ses façades, ses toitures, sa bibliothèque et son jardin potager
– Il est le siège d’une Société Civile Immobilière, « La SCI du Château de Villers-sur-mer » spécialisée dans le secteur d’activité de la location de terrains et d’autres biens immobiliers.

C’est regrettable pour la Commune de Villers, ce château existe, est un monument historique patrimonial situé sur son territoire, mais ne profite en rien à la Commune, la plupart des habitants ignorant même son existence …

Le site internet officiel de l’O.T. de Villers, à défaut, nous encourage à aller visiter celui de Vendeuvre, situé à côté de St-Pierre-sur-Dives à 50 km.

 Merci aux Marquis de Vendeuvre

A défaut donc de pouvoir visiter le Château de Villers, je suis allé il y a peu avec des amis visiter le Château de Vendeuvre dont la visite procure un réel plaisir (qu’on paye d’ailleurs !). Magnifique château construit en 1752 par le Marquis de Vendeuvre ( ou plutôt « une maison de vacances » ),

d’un beau classicisme comparable à celui de Cheverny (le château de Moulinsart de Tintin), resté depuis sa création dans la même famille qui a réussi à le sauver des grandes dégradations subies lors de la guerre !

Je n’ai pas croisé Mr de Vendeuvre, mais si tel avait été le cas, je l’aurais remercié d’avoir restauré son château et de me permettre de le visiter.

N’y a-t-il plus de châtelains à Villers-sur-Mer ?

Qu’en est-t-il à Villers/Mer de son château classé monument historique ?
Les descendants des seigneurs ancestraux occupent-t-ils toujours ce très beau monument historique du 17ème siècle ?

L’office du Tourisme de Villers organise régulièrement des sorties guidées sur l’architecture de Villers/Mer, mais celles-ci n’incluent pas le « Château de Villers ».

Les seigneurs de Villers ne sont plus investis dans la gestion de la Commune de Villers, mais ils restent propriétaires d’un bien immobilier sur la Commune de Villers.
Pourquoi, quand les administrations, française et villersoise, imposent tant de contraintes aux propriétaires de villas anciennes à Villers, ce château du 17ème classé Monument Historique reste-t-il en dehors du périmètre géré par la Commune ? Il devrait profiter à Villers/Mer !

Michel TOURNIER, illustre résident et élève de Villers

Un très grand écrivain français, prix Goncourt 1970, Michel TOURNIER, décédé début 2016 a résidé longtemps en villégiature à Villers/Mer à la très charmante Villa « Courte-Paille » qui appartenait à sa famille sur les hauteurs de Villers, appelée ainsi sans doute pour son toit de chaume.

A partir de 1970 son œuvre littéraire n’a cessé d’être reconnue mondialement, et il est assurément, depuis, l’un des écrivains français contemporains le plus connu, traduit et étudié dans le monde entier, en particulier pour son oeuvre pédagogique pour les jeunes lecteurs.

A Villers, dans les années 60, il venait souvent en voisin prendre le café chez mes parents qui y avaient une résidence secondaire proche de celle de sa famille. Il avait à l’époque une vieille voiture, une simca aronde, et vivait de traductions français-allemand car il avait eu une éducation germanophile et avait fait après la guerre des études de philosophie en Allemagne pendant 4 ans. Il accompagnait souvent notre famille et nos familles amies à la piscine découverte de Trouville-sur-Mer.

Prenant récemment connaissance de sa biographie, j’ai appris que Michel TOURNIER, avait même fait sa classe de seconde à Villers/Mer pendant l’année 1939/40 placé là, pour cause de guerre, par ses parents qui y avaient cette villa de vacances, comme d’ailleurs, la même année, et pour les mêmes raisons de guerre, naissait à la Villa Arlette, louée à Villers, ma soeur aînée. On pourrait donc dire que c’est un enfant de Villers, même si de l’avis de ses maîtres c’était un élève exécrable !

Pourquoi ces propos, ici, sur un grand écrivain ayant une longue histoire avec Villers-sur-mer (élève à Villers en 1939, encore résident secondaire à Villers lorsqu’il obtient le prix Goncourt en 1970 !) ? Pour parler de ce qui fait une grande station balnéaire :

– Evidemment c’est avant tout un site privilégié offrant des qualités exceptionnelles. C’est le cas de Villers/Mer qui a très tôt attiré, dès la création de sa station, de nombreuses familles, entre aristocratie, grande bourgeoisie, mais aussi petite bourgeoisie, puis après l’arrivée du chemin de fer à Villers en 1882 de nombreux touristes de passage.

– Mais c’est tout autant la renommée des gens célèbres qui l’ont fréquentée avant nous. Nombre de personnes connues, ou qui le sont devenues, ont aimé venir à Villers, pour se détendre ou se ressourcer, entre vacances courtes et villégiatures plus longues. Je n’entreprendrai pas ici de les citer, beaucoup n’y ayant effectué que de brefs séjours.
Ce n’est pas le cas de Michel Tournier qui y avait une maison, qui y a sans doute écrit son tout 1er roman paru en 1967 : « Vendredi ou les limbes du Pacifique », Grand prix de l’Académie Française, et le second « Le Roi des Aulnes » qui obtenait le prix Goncourt en 1970 à l’unanimité ! Et qui est devenu depuis un écrivain reconnu mondialement, siégeant dès 1972 à l’Académie Goncourt.

– Les stations balnéaires voisines ne s’y sont pas trompées qui ont toutes choisi de s’identifier avec réussite à de très grands écrivains y ayant résidé longtemps (Marcel Proust à Cabourg, Marguerite Duras à Trouville, Alphonse Allais à Honfleur…), ou à défaut, ou en plus, de grands artistes (Boudin à Honfleur, Hambourg à Deauville), dont elles s’approprient l’image.
Et ça marche !
Cela marche parce qu’aujourd’hui, dans une civilisation où les loisirs occupent de plus en plus de place, il y a une forte demande des gens pour s’instruire (la culture) et pour vibrer (à travers l’art) sous toutes ses formes.

Villers-sur-mer, où vient de se tenir la 3ème édition de son « Salon du Livre », avec en invités vedettes des acteurs de cinéma et de télévision, Agnès Soral, Anne Richard, Bernard Menez, ou des chanteurs, Catherine Loeb, réputés à juste titre dans leur profession mais pas dans les lettres, choisit délibérément la médiocrité. A-t-elle définitivement choisi de renier son passé de grande station balnéaire et d’ignorer ce qu’elle lui doit.

S’il faut certes ouvrir une station balnéaire au plus grand nombre car il s’agit avant tout d’un loisir dont en démocratie tous doivent pouvoir profiter, celle-ci n’a rien à gagner à ne faire que du « populaire », avec des peoples se trompant de genre.

Elle doit aussi savoir se situer, lorsqu’elle a les références pour le faire, au plus haut niveau d’excellence ! Comme c’est le cas dans le domaine musical avec le « Festival des Nouveaux Talents » et les « Concerts du Hameau Fleuri d’origine privée » pour lesquels on imaginerait difficilement des interprètes issus d’ orchestres de variétés !
Villers s’est peut-être dans ce domaine souvenu qu’elle avait longtemps compté comme résident secondaire un illustre compositeur musical français
Charles Koechlin ?

La politique municipale de Villers aurait grand tort de tourner le dos au prestigieux passé de sa station balnéaire qui a donné la grande ville actuelle de Villers ! Bien au contraire, elle devrait mettre en exergue, comme les grandes stations voisines le font, ses résidents célèbres dont les oeuvres reconnues et couronnées ajoutent à la magie du lieu de Villers.

En continuant à ignorer ses propres enfants illustres et en préférant donner la vedette à des vedettes qui n’aspirent qu’à demeurer connues, elle ne fait que rabaisser continuellement l’image de sa station balnéaire au lieu de l’élever, quand justement beaucoup de gens demandent aujourd’hui une culture et un art authentique. A terme, quand les stations voisines réussiront à attirer une clientèle prestigieuse sur des événements de haut niveau, Villers ne sera plus qu’une station balnéaire de 3ème zone.

Une liste Villers 2020 autour d’un programme

Une liste … pour qu’existe déjà une démocratie locale avec au moins 2 listes !

Nous avons exposé précédemment (dans notre article du 27/07/17 « Les Elections Municipales de 2020 ») les raisons premières et légitimes de notre engagement pour ces municipales 2020 qui sont de rompre avec la vieille tradition de la liste unique municipale à Villers :

– qui ne donne lieu à aucun véritable débat électoral démocratique, pourtant bien nécessaire sur la vie à Villers, et sur les grands enjeux concernant son avenir, puisque la seule liste à se présenter est assurée d’avance d’être élue,

– qui envoie en bloc les 23 personnes de cette liste, choisies par ses seuls soins, au Conseil Municipal, lequel n’aura pendant 6 ans aucun contre-pouvoir sous la forme de conseillers municipaux « d’opposition ».

Une liste … pour obliger les listes candidates à s’engager sur un programme !

Normalement, on ne se présente pas à une élection, avec une chance réelle de l’emporter, sans un programme alliant vision et engagements détaillés qui ait un sens, ce qui a pourtant pu être le cas par le passé du fait qu’une liste unique, donc sûre d’être élue, n’a pas vraiment à faire connaître son éventuel programme. Et, 6 ans plus tard, on ne peut pas plus la juger sur ses résultats, faute d’un programme électoral préalablement défini !

Nous souhaitons redonner un sens à l’élection municipale à Villers afin qu’elle ne soit pas un simulacre d’élection sans aucun intérêt !
Nous nous engageons pour notre part à construire notre liste autour d’un programme pour Villers-sur-Mer avec une vision globale pour son avenir et des engagements de réalisations et de résultats, sur lesquels notre bilan pourra être jugé 6 ans plus tard.

Une liste… pour laquelle nous devons mener un travail d’étude et de réflexion

Il y a un grand travail à réaliser pour être prêts en 2020, qui ne nous sera pas facilité par les autorités locales qui gèrent Villers depuis longtemps.

Faute de mener ce travail, et qu’il débouche sur une vision et un plan à 6 ans pour Villers, nous ne nous présenterons pas car notre souhait n’est pas d’occuper le pouvoir pour le pouvoir, ni d’être dans une critique systématique de l’équipe municipale en place, mais bien de proposer une vision largement renouvelée pour Villers au-delà de 2020, qui ait un sens et une ambition forte.

La critique est aisée, mais l’art est plus difficile ! Or c’est l’art seulement qui nous intéresse.

La restauration de l’Eglise de Villers

Nous étions présents aux vœux 2013 du Maire G. VAUCLIN (dont le mandat s’est achevé en 2014). Ceux-ci sont consultables dans la Lettre de Villers N°122.
Après avoir évoqué 2 grands dossiers pour l’année 2013 (Léglise d’abord, la voirie et l’enfouissement des réseaux ), Mr VAUCLIN y annonçait :

« l’église, classée monument historique, verra bientôt commencer ses travaux de rénovation. Nous avons retenu notre assistant
maître d’ouvrage. Il a pour mission de préparer le
dossier technique de phasage des travaux, ils dureront
plusieurs années. Il devra également préparer
le dossier de consultation des entreprises, pour
la réalisation des travaux. Ceux-ci seront conditionnés
par le déblocage des subventions qu’il nous sera possible d’obtenir. »

Il y annonçait ensuite la création future de 2 fondations pour la Commune ,
« dont l’objet social sera la recherche de financements destinés à la valorisation de notre patrimoine : la fondation des amis du Paléospace et la fondation des amis de l’église. Toutes les bonnes volontés seront les bienvenues et je vous invite à vous faire connaître et à me rejoindre. »

4 ans et 1/2 plus tard, si de nombreux travaux d’enfouissement des réseaux ont eu lieu et continuent, nous n’avons pas observé de travaux pour l’Eglise. Même s’il s’agit d’un chantier estimé à plus de 4 millions d’€ qui peut légitimer un délai de cadrage avant son démarrage, pourquoi rien depuis l’annonce de Mr VAUCLIN lors de ses voeux 2013 : « L’église verra bientôt commencer ses travaux de rénovation … » ? Il ne s’agira bientôt plus d’un délai, mais des 6 ans que dure un mandat de maire!

Ceci, alors même que l’Eglise venait récemment d’avoir la chance inouïe d’être classée Monument Historique, grâce à ses vitraux et à un tableau, le plus haut niveau possible, la consacrant comme un monument d’intérêt national, lui assurant les subventions publiques maximales, et donc pour la commune un coût de rénovation moindre. La Municipalité se doit d’informer les habitants de Villers :

– quels travaux sont nécessaires, détail du devis estimé à plus de 4 millions d’euros, y a-t-il des options médianes possibles … ?

– la Fondation des amis de l’église existe-t-elle et que fait-t-elle ?

L’église d’une Commune est souvent l’un de ses monuments le plus emblématique. Aussi, lorsqu’une Commune est assez chanceuse pour que son église soit distinguée de la rare qualité de Monument Historique, qui lui confère un intérêt national, il est incompréhensible qu’elle ne tienne pas mieux informés ses habitants de tout ce qui la concerne, et en particulier des travaux à réaliser pour sa rénovation ! De plus ceux-ci, une fois annoncés, ne devraient pas attendre aussi longtemps !

L’église actuelle de Villers constitue de plus un symbole fort de sa station balnéaire, car elle n’a été construite, malheureusement en lieu et place de la précédente église communale ancestrale du 11ème siècle (disparue), que pour répondre au surgissement en seulement 3 décennies de centaines de villas dont Villers s’enorgueillit à juste titre aujourd’hui (10 à 15 villas en 1851, 243 en 1881 avec une population de 1469 habitants !).

En 1872 la Municipalité de Villers décidait ainsi de remplacer l’église du village devenue trop petite par une église à la (dé)mesure de toutes ces magnifiques nouvelles villas. Il ne vous aura pas échappé que cette église est, pour une commune comme Villers, monumentale ! Aussi fallut-t-il 26 ans (1872/1898) pour voir cette église achevée !

Mais c’était à l’époque le prix à payer pour être une grande station balnéaire ! La question posée aujourd’hui est : « Villers-sur-Mer veut-t-elle toujours être une grande station balnéaire ? »
Si oui, elle doit trouver les moyens de restaurer son église au plus vite !

Un conte de George Sand aux Vaches-Noires en 1873

Les ailes de courage de Georges Sand est un roman (plutôt une « nouvelle » ou un « conte ») de George Sand publié en 1886 (posthume) dont le cadre se situe sur le littoral de la Côte Fleurie entre Cabourg/Dives, et Trouville, et Saint-Pierre-Azif (5 km à l’intérieur), dont le héros Clopinet trouve refuge dans la Falaise des Vaches Noires entre Houlgate et Villers-sur-Mer.

Chacun sait bien que Marcel Proust fut à partir de 1907 l’hôte du Grand hôtel de la Plage à Cabourg.
Mais 34 ans auparavant Georges Sand y descendait, en juillet 1873, avec ses petites filles, Aurore et Gabrielle. Peut-être parce qu’elle était passionnée de paléontologie et entretenait avec son fils une remarquable collection de fossiles ? C’était 3 ans avant son décès en 1876 à Nohant.

George Sand  La Dame de Nohant

Quelles que furent ses occupations sur la Côte Fleurie en ce mois de juillet 1873, elle y écrivit pour distraire ses petites-filles, Aurore et Gabrielle, un merveilleux conte, « Les Ailes de Courage ».

Synopsis :
Clopinet, jeune paysan légèrement boiteux et surtout très rêveur, n’est pas fait pour les travaux de la ferme qui rythment le quotidien de ses parents et de ses frères à Saint-Pierre-d’Azif. Livré en apprentissage à un tailleur rude et coléreux situé à Dives, il s’enfuit… Désormais seul, loin de la maison familiale, Clopinet s’arme de tout son courage pour partir à la découverte des richesses de l’univers qui l’entoure. En peu de temps, il devient l’ami et le plus grand connaisseur des oiseaux de la région dans la falaise des Vaches Noires à Villers-sur-mer…
(Téléchargeable sur le web)

 Une aventure  dans les Vaches Noires

Une très belle explication de texte d’une lectrice (prise sur le web) :

« Je cherchais des contes à lire, et j’ai trouvé celui-ci dans ma petite bibliothèque municipale. Il fait partie des contes d’une grand-mère, que George Sand a écrits pour ses deux petits-filles, Aurore et Gabrielle. 
L’histoire est longue, plus longue que pour un conte ordinaire, et surtout, il prend place dans un monde familier, la côte normande, près de Trouville. Les villages décrits, les métiers (tailleur, apothicaire, boulanger), les conditions de vie n’ont rien de merveilleux et c’est dans ce cadre réaliste que s’inscrit l’histoire de Clopinet. Les noms, comme celui des falaises (les Vaches-Noires), ou du seul rocher qui dépasse de la mer à marée basse (la Grosse-Vache) renforce l’impression de familiarité. 

La Falaise  des Vaches Noires

Comme souvent dans les contes, il est le petit dernier, le préféré. Comme souvent, il est un peu naïf, plus en tout cas que ses frères aînés, qui apprécient leur lopin de terre et leur métier de paysan. Lui préfère regarder le vol des oiseaux. Son rêve est de devenir marin, comme son oncle Laquille, marié et père de sept enfants. 
Cependant, vous sentez déjà sa faiblesse : Clopinet est surnommé ainsi parce qu’il boîte, et il ne semble pas (aux yeux des autres) avoir la force nécessaire pour devenir paysan ou marin. Surtout, il a sur lui les ailes de la peur, qui l’empêche d’avancer. Son oncle, un de ses adjuvants avec son frère François, a beau prédire que des ailes du courage lui pousseront un jour, sa famille le cède comme apprenti à un tailleur, pour trois ans. 
Nous basculons alors dans le merveilleux, car Clopinet prend son destin en main et s’enfuit, première poussée de ses ailes de courage. Menacé d’être repris à cause de sa tante, qui n’a rien à envier aux méchantes belles-mères, il s’enfuit à nouveau et découvre la mer, les oiseaux, les falaises. Ce sont de petites voix qui l’appellent et qu’il pense être les esprits de la mer qui le guident. Pendant ces six mois de vie au grand air, Clopinet s’organise, se contente de peu, surtout, il observe la nature, les oiseaux, les guignettes, les pluviers, les alouettes des mers, et surtout les rupeaux, si recherchés pour leurs plumes. Nous en découvrons ainsi beaucoup sur eux, sans pour autant que le récit s’en trouve apesanti. 
Comme dans tout conte, après ce parcours initiatique, il revient auprès de ses parents, riche, et métamorphosé. Ce retour est à la fois un échec et une réussite. Un échec, car ses parents ne souhaitent pas le laisser voyager, une réussite car Clopinet s’instruira, auprès d’un apothicaire, d’un aristocrate ornithologue, le baron de Platecôte et d’un curé naturaliste. Il trouve des explications rationnelles aux phénomènes naturels qu’il a observés, sans pour autant perdre ses rêves. Il lui faudra cependant une succession d’épreuves pour qu’il atteigne son objectif et que le merveilleux reprenne tous ses droits. « 

Lisez ce merveilleux conte, si bien écrit par un grand écrivain, et vous ne verrez plus jamais Villers-sur-Mer et ses environs de la même façon ! Comme quoi le regard de certains grands écrivains peut enrichir notre propre perception des lieux.

George Sand y tisse une histoire, un conte, se situant entre Cabourg, Trouville, et Saint-Pierre-Azif à l’intérieur du Pays d’Auge, dont le héros Clopinet se réfugie pendant de longs mois dans la mystérieuse falaise de Villers/Mer, pour y vaincre ses peurs, et y renaître tel un phénix.

Question sur la « Lettre de Villers »

Téléchargeant la Lettre de Villers de juillet 2017 (n°140), nous nous sommes fait la remarque que la Lettre d’avril 2006 (n°95) que nous venions juste de télécharger auparavant en cherchant des photos du 150ème anniversaire de Villers, «pesait» seulement 4,33 Mo quand celle d’aujourd’hui pèse 24,8 Mo ! Aussi notre surprise fut grande d’y lire l’éditorial de Mr le Maire de Villers avec ces propos :

L’adage « Il se passe toujours quelque chose à Villers » est bien réel tant cette lettre est fournie. Il est certain que nous ne pourrons pas continuer à augmenter le volume de la Lettre de Villers et qu’il nous faudra à l’avenir faire des choix qui se révèleront bien difficiles. Pour l’instant ce n’est pas encore le cas

Nous sommes ravis, Mr le Maire, que vous réalisiez en cet été 2017 que l’inflation galopante de cette Lettre de Villers dont le volume a été multiplié par 6 en 10 ans pose problème. Outre qu’elle pèse certainement en conception et en édition sur les finances de la Commune, assez restreintes en ce moment, son gonflement sans fin pose la question de sa finalité :

– une Gazette qui parle de tout ce qui se passe dans les moindres détails, auquel cas il n’y aura jamais de limite au volume de cette lettre,

– ou une Lettre qui parle prioritairement et plus sérieusement des questions qui concernent l’administration et l’avenir de la Commune de Villers/Mer ?

Mais pourquoi alors n’est-t-il pas révélée aux lecteurs dans cet éditorial la raison de cette diète de la « Lettre de Villers » ? Pourquoi la mention sibylline qui suit cette annonce « ce n’est pas encore le cas »… qui nous donne à penser que cette Lettre de Villers va encore perdurer, peut-être même encore grossir. Et quand sera-t-il  donc le moment de cette diète ?

Autant d’interrogations sur lesquelles l’éditorial de cette Lettre est muet!