Villers/Mer Avenir, éditorial juin 2018

Election municipale et résidents secondaires 

Les «Municipales» sont, au même titre que la «Présidentielle», les «Législatives»…, une des grandes élections démocratiques nationales.
Elle a lieu tous les 6 ans dans chaque commune pour élire un nouveau Conseil Municipal qui l’administrera pendant les 6 années suivantes.
La prochaine élection municipale nationale aura lieu en mars 2020.

De nombreux résidents secondaires de Villers/Mer se demandent si cette élection  les concerne, et s’ils peuvent y prendre part. Nous répondons à cette question du seul point de vue du droit électoral actuel.
Auparavant, précisons que la loi électorale distingue dans une commune :
les résidents « principaux » (ayant déclaré leur résidence principale dans la commune) inscrits de droit sur les « listes électorales »,
– les résidents « secondaires » (
ayant déclaré leur résidence principale ailleurs que dans la commune), et n’y vivant officiellement que secondairement.

Un résident secondaire peut être électeur s’il répond à certains critères

Les habitants principaux  sont électeurs de droit de la commune.
Mais qu’en est-t-il des habitants secondaires ?
Intuitivement, on imagine bien que la loi électorale ne puisse écarter totalement de l’élection municipale les résidents secondaires qui y vivent une partie de l’année, y paient des impôts locaux, et y sont des administrés.

La loi électorale leur reconnaît en effet un droit à devenir électeur, mais à condition d’y satisfaire à l’un des 2 critères suivants :
– être résident secondaire et contribuable au titre des impôts locaux  depuis au moins 5 années consécutives,
– vivre effectivement dans la commune, de manière permanente et continue, hors son propre domicile principal, depuis au moins 6 mois.

Le souci du législateur a été ici de n’accorder  le droit d’être électeur à un résident secondaire que s’il présente des conditions suffisantes de stabilité (présence depuis 5 années, habitant permanent depuis 6 mois).

Tout habitant secondaire remplissant ces critères peut demander à voter à Villers plutôt que dans sa commune principale. La loi électorale lui reconnaît par là-même une légitimité égale à celle d’un habitant principal.

Un résident secondaire peut être candidat à l’élection municipale

Selon la loi électorale, peuvent être candidats à l’élection municipale :
– Tout électeur de la commune,
– Mais aussi tout contribuable au titre des impôts locaux de la commune inscrit au rôle des contributions directes, ou justifiant qu’il le sera au 1er janvier de l’année de l’élection (soit 1er janvier 2020).

Il est paradoxalement beaucoup plus facile à un résident secondaire d’être candidat à l’élection pour devenir conseiller municipal, que d’être électeur, la loi électorale l’y autorisant dès lors qu’il paie des impôts locaux.

Modalités de l’Election Municipale

Mais être candidat dans une commune de plus de 1 000 habitants (ce qui est le cas de Villers qui en compte 2 800 au 1er janvier 2018), ne peut se faire individuellement, l’élection municipale y étant une élection de listes.

La loi électorale oblige les listes candidates à présenter autant de candidats qu’il y a de représentants municipaux à élire (23 à Villers) .
Chaque candidat « secondaire » à l’élection municipale devra soit rejoindre  une liste officiellement candidate, soit créer sa propre liste.

Les élus municipaux seront pris sur chaque liste au prorata de leur score au scrutin de listesen respectant l’ordre de ses membres numérotés de 1 à 23 .

Marc GERONDEAU

Villers/Mer Avenir, éditorial mai 2018

22 mois avant l’élection municipale, cap sur Villers 2000 –> 2026

En Mai fais ce qu’il te plaît dit le dicton ! Mais faire ce qu’il nous plairait à Villers supposerait de pouvoir en débattre avec les élus. L’élection municipale nous offre une fois tous les 6 ans une si rare opportunité !

Une élection municipale « ouverte » à Villers/Mer en 2020 ?

Mais pour saisir l’occasion d’un tel débat électoral, il faut nécessairement présenter une liste électorale en face de la liste municipale, ce qui depuis 30 ans ne s’est jamais produit.

La dernière élection de 2014 n’a vu, comme toutes les précédentes, qu’une seule liste se présenter, composée d’adjoints du maire sortant, Mr G. VAUCLIN, qui après 19 années ne se représentait pas.
Son 1er adjoint, Mr J.P. DURAND, est devenu maire en prenant pour adjoints d’autres adjoints de la liste sortante, Mr P. AUBIN, Mme P. FORIN, Mme C. VINCENT… Cette  élection aura certes respecté la lettre de la procédure électorale, mais  pas son esprit qui est de solliciter la parole et le vote des électeurs sur des sujets locaux sensibles comme l’administration et l’avenir de leur commune.

Ainsi, faute depuis 3 décennies d’élections « ouvertes » entre plusieurs listes, la liste municipale a-t-elle été assurée à chaque élection d’être élue avant même le vote, sans avoir à mener campagne, ni à exposer et débattre d’une vision pour Villers, ni à s’engager sur un programme précis, en étant de plus assurée des pleins pouvoirs pour 6 ans, sans aucuns conseillers municipaux d’opposition pour la gêner ! Villers, élection après élection, a vu ainsi se constituer un bloc municipal qui a fini par dissuader les électeurs de se présenter contre sa liste. Ceci a assez duré !

Les enjeux majeurs de l’élection municipale de 2020

1°) Une confrontation démocratique sur la politique locale

Villers n’est plus le petit village de ses débuts, avec des habitants se connaissant tous et peu de sujets à traiter, où l’élection était généralement entendue d’avance.
Villers est devenu une ville de 2 800 habitants et 2250 électeurs recensés au 1er janvier 2018 -population 10 fois supérieure à celle du village d’origine-, dont la plupart connaissent moins de cent habitants, et où la complexité des problèmes s’est accrue dans la même proportion, requérant la réflexion et l’implication du plus grand nombre possible de ses habitants.

La Municipalité ne pourra perpétuellement dissuader ses électeurs de s’impliquer dans l’élection municipale sous couvert de son expertise et de son apolitisme qui seraient garants de sa gestion avisée de Villers !

Quelle expertise ? La Municipalité actuelle de Villers/Mer :
–  n’a depuis 4 ans réalisé qu’avec grand retard ce qui était prévu en 2014
– n’a proposé aucun grand projet nouveau pour sa station balnéaire.
– a choisi en 2017, sans consulter ses électeurs, d’inféoder Villers à Deauville, abandonnant la souveraineté de Villers dont elle avait la charge.

Quel apolitisme ? De n’être liée à aucun parti politique ! Mais, il va de soi que la dimension de Villers et son statut de pure station balnéaire ne la destinent pas à faire de la « grande politique », celle des débats nationaux où interviennent les partis politiques. Elle n’a donc pas à s’enorgueillir de cet apolitisme-là que pratique d’ailleurs des stations voisines plus importantes.

Ainsi, la Municipalité actuelle ne serait donc composée que d’élus vertueux  choisis pour leur expertise et leur apolitisme ?
En y regardant de plus près, ne s’agirait-t-il pas plutôt d’élus sans expertise utilisés pour mener une politique locale peu participative, qui voit les élus décider chaque jour, chaque mois, chaque année, de tout sans consulter les électeurs, et sans aucun contrepoids d’opposition au conseil municipal.

Lorsqu’on parle de politique, il faut préciser ce qu’on entend par ce mot.  Toute élection municipale est bien évidemment une élection politique puisqu’elle confère à ses élus légitimité et autorité politique pour 6 années durant lesquelles ils auront la haute main sur l’administration et la politique municipales. Aussi est-t-il anormal que l’élection de Villers ait été confisquée depuis 30 ans par un bloc municipal qui, jouant sur le mot « politique », se pare d’apolitisme quand en fait il abuse au contraire de l’autorité politique que lui confère l’élection municipale.

Villers doit sortir de ce fonctionnement et réapprendre les vertus de la démocratie. L’unité de la Commune ainsi que ses perspectives d’avenir en dépendent entièrement.

2°) De nouveaux élus actifs et compétents au Conseil Municipal

En 2014 l’«élection» municipale n’a été qu’une affaire de succession à l’intérieur du bloc municipal, indépendante des électeurs villersois.
Après 6 ans d’un mandat électoral où les élus ont tenu à distance la concurrence, au terme duquel le Maire sortant a choisi de ne pas se représenter, le plus ancien/important dans la hiérarchie municipale lui a succédé, assurant en même temps aux autres sortants une promotion.

En place depuis 30 ans, cette équipe municipale a atteint un niveau d’incompétence élevé comme pour toute structure hiérarchisée fermée. Ceci alors que les dernières élections nationales (présidentielle et législatives) ont montré que les français voulaient une représentation politique plus intègre et compétente.
Qui pourrait accepter que la politique et l’administration de Villers dépendent encore en 2020, pour 6 années de plus, de personnes siégeant au Conseil Municipal depuis des décennies, qui considèrent pour beaucoup comme normal un 5ème, voire un 6ème mandat (soit 30 ans de présence) ?

Aucun des 2250 électeurs de Villers, tenus isolés et à l’écart des affaires de la commune depuis si longtemps, ne doit laisser perdurer un tel détournement de la vie municipale, sauf à être insensible aux valeurs démocratiques, et à permettre une dérive du pouvoir municipal.

3°) Un vrai projet d’avenir pour Villers/Mer

Quelle est la vision de la Municipalité actuelle pour l’avenir de Villers/Mer ?
Elle n’en a dit mot ni lors de son élection, ni depuis. A défaut d’une vision d’avenir, elle gère Villers au coup par coup ! Villers a urgemment besoin d’une vision politique pour les années à venir.


On l’aura compris, la règle démocratique doit prévaloir à Villers. Le temps des copains, des arrangements entre amis de 30 ans doit faire place au temps républicain.
La liste municipale devra, comme c’est la règle démocratique, rendre compte de son bilan.
Les listes qui se porteront candidates pour le mandat 2020-2026 devront présenter un projet assorti d’un programme détaillé et chiffré, et accepter d’en débattre avec les autres listes.

Marc GERONDEAU

Editorial, avril 2018

Editorial d’avril 2018 (23 mois avant les Municipales de mars 2020)
Ne pas tourner autour du pot comme un poisson d’avril dans un bocal !

I – La
 politique municipale villersoise depuis 50 ans

Sans discontinuer depuis 1/2 siècle, les municipalités successives de Villers/Mer ont répété à leurs habitants que seuls des élus « du cru » ( à savoir qui ? ) pouvaient les représenter et les préserver du grand danger constitué par des « parisiens » – terme désignant l’ensemble des résidents secondaires – qu’il faudrait absolument maintenir à l’écart d’une politique municipale qui n’appartiendrait qu’aux «locaux».

Aussi ces municipalités n’ont-t-elles été toujours constituées que d’une majorité de personnes résidant à Villers ou à proximité, accompagnées pour la forme d’une minorité d’habitants secondaires sélectionnés pour leur docilité, présentés comme représentatifs de la collectivité des «parisiens».

On l’aura compris, depuis ½ siècle les résidents secondaires sont tenus à l’écart des affaires municipales de Villers. Les arguments exposés ci-après à l’appui de cette politique municipale excluant les «parisiens» sont-t-ils recevables alors même que les résidents secondaires font vivre Villers ?

1°) Seule une municipalité locale pourrait gérer convenablement la Commune de Villers ?

Selon ces municipalités les résidents secondaires, ne venant à Villers que pour des loisirs, devraient être tenus à l’écart de la politique municipale, car seuls des habitants permanents seraient à même de :

  • Gérer Villers/Mer efficacement en tant que commune, au plus près de sa réalité locale
  • Dialoguer avec l’ensemble de ses habitants permanents ( 2 800 habitants recensés en 2018 ! )
  • Traiter de façon pertinente les contextes locaux du scolaire, du social, du médical, de l’associatif …Les « secondaires » de Villers/Mer ne sont en conséquence admis à intervenir que dans une sphère restreinte aux loisirs associatifs, placée sous le contrôle vigilant de la Municipalité.

Ainsi depuis 50 ans nombre de résidents secondaires amoureux de Villers ne cessent de fournir au milieu associatif villersois, maintenu à l’écart de la politique municipale, quantité de bénévoles et responsables d’associations,  s’agissant de la Voile, du Foot, du Tennis, de la Paléontologie, du Jumelage…

2°) Seule une municipalité locale serait à même de défendre les intérêts des habitants de Villers ?

Toujours selon ces municipalités, aucune municipalité sinon locale ne prendrait la peine de se soucier correctement de l’avenir des habitants de Villers. Affirmation gratuite à défaut de la moindre preuve du contraire !

Aussi demandons-nous, à contrario, à la Municipalité actuelle qui perpétue de telles affirmations, tout en n’ayant annoncé lors de son élection en 2014 aucun projet à caractère social, de communiquer son bilan après 4 années d’exercice  dans les secteurs de l’enseignement, de l’habitat, des sports et loisirs, de la culture…

3°) Seule une municipalité locale serait garante de l’ouverture de sa station balnéaire à tous ?

Faute de la moindre opposition depuis 50 ans les municipalités successives de Villers ont fini par perdre le sens de la mesure s’arrogeant des vertus démocratiques exclusives pour une station balnéaire au bénéfice de tous quand les résidents secondaires la coloniseraient à leur seul profit.

Encore un procès d’intention gratuit faute de la preuve du contraire !
Sauf à traiter les résidents secondaires de citoyens voyous souhaitant monopoliser la station balnéaire et ne pas l’ouvrir au plus grand nombre.

Sa magnifique plage est un domaine public, son patrimoine de grande station balnéaire est remarquable. Et surtout la prospérité de la commune  riche de 2 800 habitants dépend quasi exclusivement de leur exploitation.

II – Une politique qui n’est pourtant pas celle des grandes stations balnéaires voisines

L’exemple des prestigieuses stations balnéaires proches de Villers/Mer – Cabourg, Deauville, Trouville – montre que les dogmes serinés depuis 50 ans aux habitants de Villers/Mer par les municipalités villersoises successives ne sont pas l’unique voie de gouvernance municipale.

D’abord ces communes ne se permettent pas d’exclure de la représentation municipale les résidents secondaires qui contribuent par leur taxe d’habitation à 44% des recettes du budget municipal (INSEE 2014) !

Ensuite elles se préoccupent surtout et avant tout de développer et «vendre leur station balnéaire» sachant que les ressources qu’elles pourront consacrer à leurs habitants dépendront principalement de ses recettes.

En 1971 Cabourg en difficulté fit le choix d’élire un Maire, Bruno COQUATRIX, patron de l’Olympia de Paris, pour redynamiser sa station, qui adopta un slogan «Cabourg 109». Depuis lors Cabourg s’en porte mieux !

Qu’en est-t-il pour Villers/Mer aujourd’hui ?

1°) Villers aurait gagné à intégrer depuis longtemps le sang neuf de ses nombreux résidents secondaires

Villers/Mer qui a tant de qualités intrinsèques comme station balnéaire du littoral normand, et qui est dotée en plus d’un riche patrimoine ne risque évidemment pas de disparaître. La question n’est pas là !
La question est de savoir si Villers/Mer occupe la place qu’il mérite.

Une « pure station balnéaire » comme Villers (pure signifiant qui n’a pas d’autre activité importante) ne vit qu’à l’aune de ses résidents secondaires et d’un peu de tourisme de passage. Comment imaginer qu’une pure station balnéaire se coupe de ses résidents secondaires et les traite en figurants ?

Regardant du côté des principales stations balnéaires voisines, nous observons que très souvent ce sont des personnalités extérieures qui en sont les maires facilitant le lien important entre les utilisateurs de la station -ses commanditaires en quelque sorte- et la commune qui abrite celle-ci :
– C. CARDON à Trouville (maire depuis 32 ans), Lillois d’origine, vivant à Paris où il est rapporteur à la Cour des Comptes
– P. AUGIER à Deauville (maire depuis 17 ans) , Parisien d’origine, homme politique
– T. DUVAL à Cabourg (maire depuis 4 ans), Parisien d’origine, producteur de spectacles

On ne peut évidemment établir de règle sur le sujet de la gouvernance municipale d’une station balnéaire, beaucoup de maires locaux ayant admirablement développé leur station balnéaire, mais on ne peut à l’opposé ériger comme règle que seuls des élus locaux seraient à même d’administrer leur Commune, comme le prouvent ces contre-exemples très proches.

2°) Plutôt que de se replier sur soi … pour devenir finalement une banlieue de Deauville  

Un récent regroupement territorial imposé par l’Etat, entré en vigueur au 1erjanvier 2017, obligeait toutes les communes françaises à rejoindre des Communautés de Communes d’au moins 15 000 habitants dans le but de permettre des mutualisations de moyens, sans aucune obligation de leur part et à leur seule initiative.

La Communauté de Communes dont dépendait Villers (la CCCCF pilotée par Deauville) atteignant déjà ce seuil de 15 000 habitants, cette nouvelle loi territoriale n’imposait rien à Villers contrairement à ce qu’a pu dire le Maire. La mutualisation de moyens (ordures ménagères, tourisme, sports, culture …) restait à l’appréciation de chaque commune, la preuve en est que Trouville/Mer n’a rien accepté sauf la mutualisation des ordures ménagères, gardant ses prérogatives dans les autres domaines (culture, sports, tourisme …) !

Le Maire actuel de Villers, faute sans doute de n’avoir guère de politique affirmée dans les domaines respectifs des sports, de la culture, de l’économie, et dans une mesure moindre du tourisme, a choisi à l’opposé de se ranger entièrement sous la bannière de Deauville.

Villers/Mer est devenu Villers (Made) In Deauville

Je n’y souscris pas, car Villers-sur-Mer a une grande et authentique richesse qu’elle doit continuer à affirmer et défendre par elle-même !

Marc GERONDEAU

Villers/mer, éditorial mars 2018

Editorial Mars 2018 ( à 24 mois des Municipales de 2020 )

Un ami ayant recueilli des réactions de personnes « d’ici » à propos de ce site, m’a confié qu’elles n’y voyaient que des propos de « parisien » (avec, sous-entendu, un certain mépris).

Sur la forme

Ce témoignage ne me déplaît pas car mon souhait premier en créant ce blog était justement de faire réagir des citoyens villersois quelque peu endormis par l’auto-satisfaction d’une Municipalité sans opposition depuis 30 ans.

J’invite ces mêmes personnes à aller plus loin en laissant sur ce blog des commentaires qui seront publiés in-extenso (de manière anonyme si désiré). Et, s’ils le souhaitent, à prendre contact avec moi, via le formulaire « CONTACT » du Menu du Blog, afin d’échanger de vive voix sur le Villers d’aujourd’hui.

Sur le fond

Les clichés ont la vie dure ! Je me permettrai de faire remarquer que dans mon article « Evolution sociologique de Villers-sur-mer », comme dans tous les autres sur ce même site, je dis au contraire qu’il y a déjà et qu’il y aura toujours moins de raisons d’opposer « locaux et secondaires » à Villers, car Villers change profondément, et que cette distinction ne cessera de s’estomper, Villers devenant une ville.

S’ils veulent dire en revanche que mon site, lorsqu’il traite de l’histoire de la station balnéaire de Villers, évoque le rôle des parisiens, alors oui car c’est un fait historique !
Mon propos n’étant surtout pas d’arbitrer un match parisiens/locaux qui n’aurait aucun sens, mais que la Commune de Villers se souvienne de son passé et de grands artistes qui l’ont fréquenté afin de conforter son image étroitement liée au Second Empire et à la Belle Epoque, tout comme le font ses voisines !

Mais bien plus concrètement l’histoire de Villers pose la question de ce que doit faire une Commune du 21ème siècle qui a reçu en héritage une station balnéaire du 19ème siècle totalement démesurée.

A ce sujet, je veux poser la question des choix à faire aujourd’hui, car il est certain que la Commune ne pourra éternellement maintenir à l’identique les équipements surdimensionnés du passé, comme elle l’a fait très récemment avec le Tennis Club de Villers, sans la moindre analyse, en rachetant de nombreux terrains mis à la vente, ce qui alourdit aujourd’hui les dépenses de fonctionnement des tennis de Villers, alors même que l’époque est moins porteuse dans ce domaine.

Il est certes des domaines obligés comme celui de l’Eglise de Villers, de plus classée Monument Historique, car on ne peut vendre une église en la divisant en appartements ! Mais la Commune doit communiquer les coûts de rénovation et chercher à les minimiser. Les citoyens qui paient des impôts locaux ont un droit de regard.

D’autre part, tenant compte des finances moindres de Villers comparées à celles de ses grandes voisines, et des leçons du passé qui montrent que seules de très rares stations balnéaires ont les moyens d’investir dans des projets de très grande ampleur, je pose la question pour Villers du bien fondé d’un très grand pôle de santé à Villers-sur-mer, qui ne manquera pas à l’avenir de poser problème.

Pourquoi pas juste un pôle de santé -à définir- qui réponde simplement aux besoins de Villers ?
L’époque actuelle n’est plus à la démesure des très riches propriétaires du 19ème siècle, et la Municipalité de Villers serait fort mal avisée de vouloir les imiter !
L’époque actuelle est à l’économie.

Marc GERONDEAU