Villers-sur-mer et le sport

Une politique sportive à Villers/Mer, laquelle ?

Le sport a de tout temps été considéré comme une valeur de développement de la personne, en même temps qu’un facteur de rapprochement entre individus d’origine, de formation et de niveaux sociaux divers.

La place reconnue du sport dans notre société

Pour de multiples raisons liées à l’évolution des pays développés, le sport est devenu une valeur majeure dans notre société, prônée et soutenue au plus haut niveau de l’Etat.

Pour preuve, la candidature olympique de Paris pour les Jeux Olympiques de 2024 soutenue très activement par le Président de la République, la Mairie de Paris, de nombreuses personnalités et industries du sport.

Les moyens financiers mis en oeuvre pour soutenir la candidature de Paris aux JO ont été considérables, comme le seront les investissements à venir pour la tenue de ces Jeux Olympiques en 2024.

Les déclinaisons du sport dans les collectivités territoriales

Certes la politique de l’Etat est déterminée par toutes sortes de considérations conjuguant des aspects d’ordre éducatif et social, financier, économique, et aussi politique, au niveau de la nation entière.

Mais les collectivités territoriales ne peuvent ignorer la dynamique sportive insufflée au plus haut niveau de l’Etat français. Le sport, quelle que soit sa valeur, éducative, sociale, économique, ou autre est devenu l’affaire de tous.

Les collectivités territoriales n’ont d’ailleurs pas attendu l’obtention récente des JO de 2024 pour investir dans le sport, la plupart considérant  depuis longtemps le développement de pôles sportifs dans leur territoire comme bénéfique, en particulier pour fixer et canaliser les jeunes dans des activités valorisées socialement.

La Commune de Villers/Mer et le sport

A la base des collectivités territoriales se situent les communes, chacune avec des moyens souvent bien différents. Chaque commune se doit de définir sa vision sportive, tenant compte bien évidemment de ses moyens.

La Commune de Villers/Mer a-t-elle une politique sportive pour le développement de sa population ? Si oui, laquelle ? Des niveaux bien différents peuvent être envisagés pour toute commune :

– Se contenter de procurer aux scolaires des initiations à des sports
– Mettre l’accent sur le sport en développant des infrastructures pour quelques disciplines choisies, et en poussant à la création de pôles associatifs sportifs compétitifs au plan départemental, voire régional
– Au-delà, faciliter l’intégration du sport de compétition dans la formation des jeunes de leur commune

Ayant été tout récemment pendant 2 ans Président du Tennis Club de Villers (TCV), je n’ai jamais entendu un exposé des autorités municipales présentant la moindre vision sportive.

Pourtant le budget municipal consacre année après année des sommes importantes pour améliorer les infrastructures sportives.  Villers-sur-mer a des installations sportives de qualité. Mais rénover des équipements sportifs et/ou en construire de nouveaux ne suffit pas à inciter les jeunes à faire du sport et à y réussir. Il faut en plus que la commune ait une ambition sportive et une politique sportive d’ensemble.

Quand l’Etat a une vision sportive, Villers n’en a aucune !

Le programme de la Municipalité actuelle comprenait en 2014 l’augmentation des logements sociaux pour retenir les jeunes dans la Commune. Car, chacun le sait, et le sent bien, Villers/mer vieillit année après année ! Il ne disait rien sur le sport, pas plus d’ailleurs qu’il ne disait grand-chose en général, sauf sur le « bien-être » dans la commune.

Les logements sociaux n’ont pas progressé. Et aucun programme sportif cohérent n’a été élaboré pour chercher à retenir les jeunes.

En revanche, Villers aura sa maison de retraite et un pôle médical  !

Forza Villers

De l’air et de l’ambition pour Villers-sur-Mer

Une station balnéaire née sous les meilleurs auspices

Villers-sur-Mer est une station balnéaire qui a tant d’atouts naturels qu’elle fut, dès ses origines (1856), très prisée de très nombreux riches propriétaires.

Sur toute la Côte Fleurie et même normande, Villers est la seule station balnéaire qui ait conservé un corpus aussi dense de villas « Second Empire » (2ème moitié du 19ème), quand ailleurs c’est la villa plus tardive « Belle Epoque » qui domine (début du 20ème jusqu’à 1914).

Outre le 2ème Casino de Villers de style Napoléon III (1878), aujourd’hui « Villa Régina », on peut citer la « villa San-Carlo », construite par le banquier de Napoléon III Mr DEMACHY (1877), dont la fille devint Comtesse de Béarn – qui a sa rue à Villers -, et d’autres encore comme la « Villa Mariani », aujourd’hui « La Commanderie », « Les quatre-vents » (1870)…

En 1851 Villers compte 15 villas, 225 en 1866, et 243 en 1881 pour une population qui explose en 30 ans jusqu’à atteindre 1469 habitants. Il subsiste plus de 600 villas aujourd’hui!

Le succès de Villers est dû au pittoresque de son site en amphithéâtre, entre la mer, la falaise des Vaches Noires, les collines de l’arrière-pays, offrant une multitude de points de vue sur la mer et la ville à partir de rues droites ou en courbe, qui permettent à chaque construction d’avoir sa vue mer.

Ce succès est dû aussi, à l’époque, au dynamisme de la commune et à la modernité de ses équipements, en particulier de ses casinos successifs qui se renouvellent périodiquement pour répondre aux nécessités du confort, des progrès et de la rentabilité.

Devenue une station en retrait par rapport à son passé

Si Villers a eu, à ses origines, de par ses qualités évidentes, un certain ascendant sur ses voisines, force est de reconnaître qu’aujourd’hui elle se se situe davantage en retrait.

Pourtant en plus d’un siècle d’existence la station balnéaire de Villers a été honorée de la fréquentation de très nombreuses personnalités, autant que ses voisines.

Quand les stations balnéaires voisines, Trouville, Deauville, Cabourg, font toutes état des « grands hommes » qui les auraient honorées de leur fréquentation, Villers-sur-Mer au nom d’une idéologie communale égalitaire a choisi d’ignorer les siens.

Pourtant, ces « personnalités » sont partout ailleurs reconnues et célébrées, à commencer là où elles sont nées ou enterrées. Seule Villers persiste à les ignorer.

Comme il y a un devoir de mémoire pour les combattants des 2 guerres de Villers qui ont donné leur vie pour leur pays et pour Villers , le Lt d’Hérouville, le Capitaine de Carpentier et le Lt Bagot, il y a un devoir de mémoire pour des personnalités qui ont elles aussi donné un peu d’elles-mêmes pour Villers.

Consultation des citoyens électeurs

Un mandat municipal c’est long. Très précisément c’est long de 6 années !

A une époque de mutation rapide, des événements imprévus (ex. : le terrorisme), des changements prévisibles mais dont les modalités exactes n’étaient pas connues au moment de l’élection municipale (ex. : la réforme territoriale), peuvent exiger d’une municipalité des décisions sur des sujets n’ayant pas été débattus lors de l’élection.

Pour la mandature actuelle commencée en mars 2014, citons ainsi :
– les mesures de sécurité à prendre après la série d’attentats en France
– l’impact de la diminution des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales et des recettes en général
– la réforme de l’organisation du Territoire de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) promulguée en août 2015, avec une date imposée de prise d’effet au 1er janvier 2017.
– de grands travaux (un Pôle Santé) engageant la Commune sur le long terme qui n’avaient été ni prévus, ni budgétés lors de l’élection.

Pour cette raison, il existe au niveau d’une commune des dispositions légales permettant aux élus en place de se tourner vers leur opinion afin de porter à leur connaissance et partager ces éléments nouveaux, et de s’assurer de prendre leurs décisions en adéquation avec les électeurs :

La consultation pour avis des électeurs en amont d’un processus de décision. Celle-ci peut aussi être demandée par les électeurs eux-mêmes et inscrite à l’ordre du jour du Conseil Municipal si la pétition dépasse 1/5 des électeurs (soit ~ 450 pétitionnaires pour ~2250 électeurs) .

La procédure d’enquête publique préalable aux opérations susceptibles de modifier l’environnement : « Lorsque les communes réalisent des aménagements, des ouvrages ou des travaux, qui, en raison de leur nature, sont susceptibles de porter atteinte à l’environnement, ces opérations sont soumises à enquête publique. Cette enquête a pour objet d’assurer l’information et la participation du public ainsi que la prise en compte des intérêts des tiers, et de recueillir l’avis du public sur ces opérations afin de permettre à la personne publique, dans le cas d’espèce la commune, de disposer des éléments nécessaires à son information ».

Dans les 2 cas, il ne s’agit que d’avis consultatifs, les décisions finales revenant au Conseil Municipal. Toutefois le souci évident du législateur à travers ces 2 procédures est d’associer les électeurs à la gestion municipale.

Force est de constater que la Municipalité actuelle de Villers/Mer n’éprouve guère le besoin d’utiliser de telles procédures même lorsque d’importants enjeux, politique, environnementaux ou financiers sont en jeu :
– aucune consultation sur la loi territoriale qui a pourtant fait grincer des dents maints conseillers municipaux
– aucune consultation sur la décision discrétionnaire du maire de réquisitionner un terrain public pour y faire un ensemble maison de retraite/résidence seniors/maison de santé, avant soumission  imminente du permis de construire sans aucune consultation préalable
– idem pour la rénovation de la digue ouest
– idem des travaux de rénovation de l’église

Gouverner, ce n’est pas seulement prendre des décisions dont en plus personne ne connaît le contenu et les implications, c’est dans un pays démocratique où l’Etat lui-même montre l’exemple en s’astreignant autant que possible à la consultation et à la négociation, dire ce que l’on va faire, y associer les catégories concernées et obtenir un consensus acceptable, puis faire ce qui a été décidé en commun.

Ce n’est certainement pas placer des électeurs totalement dénués d’information devant le fait accompli.

Un pôle médical pour remédier à un désert de soins médicaux ?

En matière médicale ne confondons pas tout !

« Il faudra encore être un peu patient mais maintenant il est possible de vous annoncer que, dans 3 ans environ, Villers sera doté d’une maison de
retraite à laquelle s’ajoutera une résidence service et un grand pôle médical et paramédical. Ce n’est plus une probabilité, une incertitude mais c’est
devenu une certitude ».

De ces paroles prononcées par le Maire de Villers lors de ses voeux 2017, le « Pays d’Auge » daté du 11/01/2017 rendait compte en parlant de la volonté du Maire de faire face à une désertification médicale d’ici trois ans (donc d’ici  2020 !), avec la création d’une maison de retraite, d’une résidence  service, d’un grand pôle de santé médical et paramédical.

Ne confondons pas tout et prenons les choses une par une, avec pédagogie pour y voir un peu plus clair, puisque la Municipalité n’éprouve aucun besoin d’expliquer à ses électeurs ce qu’elle souhaite faire :

1°) Villers est une station balnéaire prisée, lieu de résidences secondaires (70% de ses taxes d’habitation), et de villégiature.

Sa « population principale » (c.-à-d.  qui y a sa résidence principale) est  plutôt âgée du fait des nombreux retraités qui choisissent de s’y fixer. La Commune doit donc porter une attention toute particulière aux personnes âgées en améliorant et développant les infrastructures qui leur sont nécessaires …  entre maison de retraite et résidence services.

2°) Il y a, mais c’est un autre sujet qui ne doit pas être amalgamé au précédent, la question des soins médicaux disponibles à Villers/Mer.


I – Développer les infrastructures pour personnes âgées

Le 1er échelon d’une maison de retraite
est ce qu’on appelle un foyer/logement, un  établissement public communal souvent modeste destiné à l’hébergement collectif non médicalisé de personnes âgées autonomes ne sollicitant essentiellement qu’un cadre sécurisé et des aides occasionnelles.

C’est le cas de la Vé Maine qui existe depuis 30 ans à Villers.

Le 2ème échelon d’une maison de retraite
est la « Résidence Service », un ensemble de logements privatifs pour personnes âgées, associés à des services collectifs de qualité. Les occupants des résidences services sont locataires ou propriétaires.
Les résidences services sont conçues pour des personnes âgées autonomes seules ou en couple qui ne peuvent plus ou ne veulent plus vivre à leur domicile classique. Elle leur permet :
– de continuer à vivre de manière indépendante,
de bénéficier d’un environnement plus sécurisé (conciergerie, gardiennage, domotique)
d’utiliser des services collectifs (restauration, ménage, animations…)

Le 3ème échelon d’une Maison de retraite
est l’EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) qui est une maison de retraite médicalisée proposant un accueil en chambre aux personnes âgées en perte d’autonomie ou dépendantes de plus de 60 ans qui ont besoin d’aide et de soins au quotidien et fournissant des services comme les soins ou les repas.

Les choix municipaux doivent faire l’objet d’un débat

Il était nécessaire que la Commune engage une réflexion d’ensemble pour ses habitants âgés, entre maison de retraite, résidences services et EHPAD.

Ce débat n’a jamais eu lieu ! Les voeux 2018 du Maire ont appris aux villersois pris de court qu’il avait décidé seul, sans concertation aucune des électeurs, le contenu et les contours de ce « complexe socio-médical » dont tout le monde ignore tout, réquisitionnant même pour ce faire un terrain de football qui fait déjà cruellement défaut à l’ASVH ! Et qu’il en avait de plus fixé la date de réalisation en 2020 !

Citant Georges CLEMENCEAU, le Père célébré de la victoire de la 1ère guerre mondiale,  qui a son boulevard à Villers/mer qui descend délicieusement de manière sinueuse du Carrefour de Bois-Lurette à l’avenue de la Brigade Piron : « La guerre est une affaire trop grave pour  la confier à des militaires »,
nous disons à Mr le Maire :
« La santé est une affaire trop importante pour la confier à un médecin ».

Il ne faut pas confondre l’exercice d’un métier et la chose publique ! Et nous y veillerons !

II – De quel pôle médical et paramédical le Maire veut-t-il parler ?

Avant même d’aborder ce volet santé, je ferai au Maire, en préambule, le reproche d’annoncer de nouveaux et très importants plans communaux (maison de retraite, résidences services, pôle médical)

– Sans prendre le soin d’en détailler les contenus et les contours à ses concitoyens, qui devraient pourtant être ses interlocuteurs privilégiés

– Sans parler, de façon chiffré, de la façon dont ceux-ci  seront pris en compte dans le budget communal déjà grevé par tous les autres plans communaux prévus !

De quoi le Maire de Villers veut-t-il parler lorsqu’il évoque un pôle médical et paramédical censé remédier au soi-disant désert médical de Villers ?

1°) Villers
a déjà sa maison de santé, et est tout sauf un désert médical

Selon le « Pays d’Auge » la volonté du Maire serait de faire face à une désertification médicale d’ici trois ans.
Mais Villers-sur-mer n’est pas ce qu’on appelle un « désert médical ».

Le gouvernement vient certes d’annoncer vouloir créer 1000 maisons de santé pour des communes en situation de désert médical, c.-à-d. ayant un fort déficit de praticiens, du fait d’isolement, de raisons conjoncturelles …

Par « maison de santé »  il faut simplement entendre un lieu de regroupement de professionnels de santé assurant des activités de soin sans hébergement et participant à des actions de prévention et d’éducation pour la santé ainsi qu’à des actions sociales ».

Villers  a depuis longtemps, avec son « cabinet médical », une très grande maison de santé- comptant aujourd’hui 5 généralistes, un cabinet de 3 dentistes, une ophtalmologue, deux kinésithérapeutes, 4 infirmières… -, que le Maire actuel a d’ailleurs contribué à fonder et étoffer.

Pour une commune de 2 800 âmes, elle se situe même bien au-dessus de la moyenne nationale.

2°) Villers a-t-elle la dimension pour avoir un grand « Pôle Médical » ?

De quel « pôle médical » le Maire veut-t-il parler ? Personne ne le sait !

Mais, s’il s’agit de créer un grand centre médical  à Villers (façon Deauville) avec un maximum de spécialités médicales (ophtalmo, rhumato, dermato, gynéco, orl, pédiatre, urologue, oncologue, gastro-entérologue, psychiatre, psychologue, … laboratoire d’analyses, centre de radiologie …),  pour plaire à des villersois « locaux », je me permettrai de dire à Mr le Maire que  s’agissant d’une commune de 2 800 habitants, son projet est une aberration qui s’inscrit de plus à l’opposé de la réalité médicale actuelle en France confrontée à une pénurie de praticiens spécialistes, à une demande toujours plus élevée de soins, à une explosion des coûts qu’il faut réduire, nécessitant un regroupement dans quelques rares pôles médicaux choisis.

Villers peut-t-il  prétendre devenir un de ces pôles ? J’en doute fort, Villers se lançant en retard à côté de riches stations bien plus avancées sur ce plan.

D’autre part, même si Villers-sur-mer est une commune riche grâce aux  nombreux résidents secondaires qui y paient leurs impôts locaux, ceux-ci n’y viennent pas pour des soins, ayant tout ce qu’il leur faut ailleurs ! Ils y viennent pour des vacances, balnéaires, culturelles, sportives… touristiques.

Il n’appartient donc pas au maire actuel de privilégier outrageusement, à destination de résidents « locaux », des domaines d’investissement ne contribuant pas directement au développement de sa station balnéaire.

La richesse économique et la survie d’une station touristique moyenne comme Villers dépendent d’abord de ses investissements dans son secteur .

Bien davantage, à coup sûr, que de la création d’un pôle médical !

Villers et le tennis

Villers-sur-mer a une longue histoire de 90 ans avec le tennis. Récemment d’ailleurs, le Club de Tennis de Villers (TCV) a fêté son 90ème anniversaire.

La création, d’origine privée, du Tennis Club de Villers (TCV) en 1927

Le TCV fut créé l’année de la retentissante victoire historique des « Mousquetaires » (Lacoste, Borotra, Cochet, Brugnon) en Coupe Davis face aux Etats-Unis, à partir d’une initiative privée menée par Mr Charles FOUGERES et d’autres propriétaires de résidences secondaires qui tous possédaient déjà leur propre terrain privé de tennis. Leurs objectifs étaient d’ouvrir la pratique du tennis à plus de joueurs et que les tournois de tennis se tiennent sur des terrains autres que leurs propres courts privés.

Ils créèrent, en son emplacement actuel, le TCV avec à l’origine 5 courts, qui connut un 1er âge d’or avant guerre avec de grands tournois, la venue de champions connus, et déjà un agrandissement à 9 terrains.

La destruction du Tennis Club de Villers (TCV) pendant la guerre

Villers, zone côtière, devint en 1939 zone quasi “interdite”. Il n’y avait plus d’activité au club et les créanciers réclamèrent le remboursement de leurs avances. Tout le monde était dispersé. La Commune, avec un Maire agriculteur ayant bien d’autres soucis, ne voulut pas s’embarrasser d’un club de tennis devenu inutile, qui fut mis en vente aux enchères, et c’est le principal créancier qui acheta terrains et installations.
Les terrains furent ensuite détruits pendant l’occupation servant de tranchées, de parking pour camions et automitrailleuses.

La reconstruction et l’expansion jusqu’à 20 courts en 1982

Après la guerre, les créanciers devenus propriétaires des terrains envisagèrent une construction immobilière. En 1948, Mr Jacques de BEAUCARON entreprit de reconstituer le club qu’il avait connu avant guerre. Ce ne fut pas chose facile et cette reconstruction ne fut possible que grâce à l’opiniâtreté des dirigeants du TCV, qui ont toujours trouvé une réelle écoute auprès de la Commune de Villers.

Le Club connut alors après guerre un 2ème âge d’or. Ses tournois open reprirent de plus belle avec la participation de grands joueurs français de 1ère série : Proisy, Beust, Jalabert, Leclercq, Bouteleux, Courcol, Boutboul, Boutard … et étrangers : Mac Millan, Belkhodja, Dron…

Le tennis devenant progressivement un sport majeur en France, 1er sport individuel, et 2ème sport après le football en termes de licenciés (> 1 000 000), il s’en suivit une demande majeure sur ce sport qui explique l’expansion du TCV jusqu’à 20 courts en 1982 ! En 1983, Yannick NOAH gagnait Roland-Garros !

Le désengagement des derniers investisseurs privés du TCV
et l’engagement municipal

Mais le tennis s’est dans le même temps professionnalisé, nécessitant des investissements toujours croissants en infrastructures et des budgets de fonctionnement importants avec des coûts qui n’existaient pas avant.

Peut-être est-ce une des raisons, s’ajoutant à la raison bien compréhensible de leur âge vieillissant, du choix que firent au tournant des années 2000 les derniers investisseurs privés, encore propriétaires des derniers terrains n’appartenant pas en propre à la Commune, de mettre ces terrains en vente ?

La Municipalité, forte de sa longue histoire de coeur avec le tennis, a alors fait le choix de racheter ces terrains en vente, qui sinon auraient été destinés à la construction immobilière, et de prendre la relève du TCV en assumant seule l’existence du complexe tennistique originel de Villers, intégralement conservé.

Le nouveau portail, réplique de celui d’origine

S’ensuivirent alors la rénovation récente des installations -terrains, grillages et parc- qui en avaient bien besoin, les installations du club datant des années 1950/1980, et leur modernisation avec la création d’une magnifique salle couverte de 2 courts souhaitée par le TCV depuis bien longtemps (qui fait que désormais le tennis est un sport pratiqué à l’année à Villers), d’un chemin de lumière (solaire) pour l’accès la nuit à la salle, d’une terrasse en bois, d’un beau portail réplique de celui d’origine.

La salle couverte

Aujourd’hui la rénovation et la modernisation des installations du club est presque achevée, sauf pour le remplacement du Club House reconstruit à  la hâte dans l’immédiat après-guerre !

Quel futur maintenant pour ce complexe tennistique municipal ?

Né à l’origine d’une initiative privée, porté et très longtemps géré en propre par l’Association sportive (loi de 1901) originelle du TCV, ce très grand club de tennis est désormais à 100% propriété de la Commune de Villers, qui décide donc désormais seule de son mode d’exploitation.

C’est donc maintenant uniquement à la Municipalité, devenue seule propriétaire, d’expliquer aux membres du club et aux électeurs villersois la façon dont elle entend gérer le complexe tennistique de Villers, comptes à l’appui, et quels sont ses projets dans ce domaine pour l’avenir.

C’est le lot d’une municipalité qui a hérité du riche passé d’une très grande station balnéaire avec ses nombreux « dinosaures », difficiles à entretenir et à exploiter à l’équilibre, d’expliquer comment elle compte s’y prendre :

– Les véritables dinosaures, ceux qui pourtant n’existent plus depuis 65 millions d’années, réduits à l’état de fossiles ou de vestiges, ont trouvé leur utilité et leur économie avec le Musée National du Paléospace.
On peut même dire qu’ils « tirent » la Commune vers l’avant.

– Le « dinosaure » du Tennis (un club surdimensionné avec 20 courts pour 2800 habitants, soit 5 fois plus que le ratio normal pour une commune de cette dimension) devra, soit trouver un moyen d’exister avec des comptes équilibrés – ce qui n’est pas le cas aujourd’hui -, soit disparaître comme ont disparu les dinosaures qui ne trouvaient plus à manger.

– Le « dinosaure » de l’Eglise devra, lui aussi, soit trouver des millions d’euros pour sa survie, soit disparaître faute de moyens pour la restaurer.

C’est la responsabilité d’une municipalité de grande station balnéaire comme Villers de faire des choix entre assumer à l’identique de très lourds héritages légués par les fondateurs de sa station en assurant leur maintien, ou réduire la voilure et proposer des activités nouvelles !

A propos du Château de Villers

Il y a bien un château seigneurial à Villers/Mer!

Le château de Villers-sur-Mer n’est pas, comme je l’ai longtemps cru, le « château de San Carlo » situé à Villers intra-muros dans le parc municipal du même nom.
Quoiqu’il faille reconnaître que cette demeure mérite bien l’appellation de château, extérieurement et intérieurement !

Mais ce n’était que la résidence de villégiature d’un grand banquier parisien, Mr DEMACHY  construite en 1880! Et elle est aujourd’hui, comme nombre de ces très grandes villas, divisée en appartements.

Mais il y a bien un Château, route du Château à Villers-sur-mer, sur les hauteurs à 2 km de la mer, celui des  seigneurs ancestraux de Villers,
dont Mr Raoul Paris d’Illins (1802-1874) descendait, qui fut maire de Villers-sur-mer à l’époque de la création de la station balnéaire, y réalisant de nombreux équipements : une promenade de planches de 300 mètres le long de la mer, une usine à gaz pour l’éclairage en 1860, la création d’une voie carrossable Villers-Trouville-Honfleur, l’ouverture d’un bureau des postes et télégraphes en 1865).

Il est inscrit aux Monuments Historiques depuis 2003 !

Voici sa fiche descriptive officielle aux Monuments Historiques :

Monuments historiques
édifice / site Château de Villers
localisation Basse-Normandie ; Calvados ; Villers-sur-Mer
lieu-dit le Château
dénomination château
éléments protégés MH bibliothèque ; jardin potager ; élévation
époque de construction 17e siècle
historique Construction de brique et pierre qui conserve la silhouette qui était la sienne au 18e siècle. L’intérieur conserve un décor Louis XVI. Vers 1770-1780, restructuration architecturale avec une nouvelle distribution des pièces.
décor menuiserie
propriété propriété d’une société privée
protection MH 2003/08/28 : inscrit MH
Les façades et les toitures du château, ainsi que les boiseries de la bibliothèque, et le jardin potager (cad. B 278) : inscription par arrêté du 28 août 2003

De ce château, qui ne semble connu que des seuls Monuments Historiques, on trouve difficilement trace sur internet, et les villersois eux-mêmes ignorent jusqu’à son existence, car on ne le voit pas et on ne le visite pas !

Ce château « historique » est aujourd’hui une résidence privée, siège de la « Société Civile Immobilière du Château de Villers », spécialisée dans le secteur d’activité de la location de terrains et d’autres biens immobiliers.

A défaut de pouvoir le visiter, le site internet de l’Office de Tourisme nous incite à visiter le Château de Vendeuvre, près de St-Pierre/Dives à 50 km.

 Merci aux Marquis de Vendeuvre pour la visite de leur château du 18ème siècle!

A défaut donc de pouvoir visiter le Château de Villers, je suis allé il y a peu avec des amis visiter le Château de Vendeuvre  construit par le Marquis de Vendeuvre en 1752 comme  » sa maison de vacances ! » , dont la visite procure un immense plaisir tant ce château d’un beau classicisme


comparable à celui de Cheverny (le château de Moulinsart de Tintin), resté depuis sa création dans la même famille qui l’a sauvé de la ruine après de grandes dégradations subies lors de la 2ème guerre mondiale, est l’objet d’attention et de soins ! La famille du Marquis de Vendeuvre y habite toujours le 1er étage.

Il est classé Monument Historique. Je n’ai pas croisé Mr de Vendeuvre, mais si tel avait été le cas, je l’aurais remercié d’avoir restauré son château et de me permettre de le visiter.

A quand la visite du Château de Villers, monument historique du 17ème ?

Vendeuvre mérite mille fois la visite ! Si beau, si riche !
Mais ne pourrait-on envisager demain une visite du Château de Villers ?

Toutes les stations balnéaires n’ont pas la chance d’avoir un tel château du 17ème siècle inscrit aux Monuments Historiques. Quand l’époque est à une forte demande culturelle, l’O.T. de Villers pourrait ainsi recommander aux amateurs la visite du château de Villers avant de les diriger vers Vendeuvre

Rappelons l’importance pour une commune comme Villers/Mer, qui ne s’est développée et ne vit que grâce à sa station balnéaire et plus récemment de la mise en valeur de l’ensemble de son patrimoine- qu’il soit géologique (falaise/paléontologie, marais/environnement…), bâti ou culturel (église & villas/architecture balnéaire, arrière-pays/pays d’auge…)-, de promouvoir une image de station touristique balnéaire et culturelle.

Sa qualité intrinsèque et son intérêt historique ont été reconnus  par son inscription aux Monuments Historiques en 2003. Mais l’inscription d’un château aux Monuments Historiques ne signifie en rien qu’il soit en bon état, et surtout pas que l’Etat français va le restaurer! Il y a plus de 30 000 châteaux en France dont bon nombre sont à l’abandon !

A moins que ses propriétaires l’entretiennent en grande partie sur leurs deniers, (seulement ~ 30% des travaux  bénéficiant d’une subvention de l’Etat comme  monument historique), il fait sans doute partie de ces nombreuses ruines inscrites aux Monuments Historiques .

Nombre de châteaux sont des résidences privées et habitées par leurs propriétaires comme les 2 châteaux cités ci-dessus (Vendeuvre et Cheverny) lesquels justement entretiennent leur château en y aménageant des visites payantes, des réceptions …

Pour quelles raisons les propriétaires actuels ne suivent-t-ils pas une telle démarche qui a lieu un peu partout, qui leur permettrait de restaurer et de maintenir leur château ?
A défaut, qu’en est-t-il de l’état actuel du Château de Villers ?
D’après ce que j’ai pu en savoir, il est dans un triste état, et les sommes nécessaires pour commencer à le rénover sont bien au-delà des capacités financières des propriétaires.

Va-t-on le laisser devenir une ruine ?

Parce qu’il est le fief ancestral des seigneurs de Villers, le Château fait partie du patrimoine culturel de la Commune de Villers. Il serait fort regrettable que la Commune ne tente pas d’intervenir auprès de ses propriétaires pour la préservation et la restauration de ce château seigneurial.

La restauration de l’Eglise de Villers

Les voeux du maire pour l’église en 2013

Nous étions présents aux vœux 2013 du Maire G. VAUCLIN (dont le mandat s’est achevé début 2014). Ceux-ci sont consultables dans la Lettre de Villers N°122.
Après avoir évoqué 2 grands dossiers pour l’année 2013 (Léglise d’abord, la voirie et l’enfouissement des réseaux ), Mr VAUCLIN y annonçait :

« l’église, classée monument historique, verra bientôt commencer ses travaux de rénovation. Nous avons retenu notre assistant maître d’ouvrage. Il a pour mission de préparer le dossier technique de phasage des travaux, ils dureront plusieurs années. Il devra également préparer le dossier de consultation des entreprises, pour la réalisation des travaux. Ceux-ci seront conditionnés
par le déblocage des subventions qu’il nous sera possible d’obtenir. »

Il y annonçait ensuite la création future de 2 fondations pour la Commune,
« dont l’objet social sera la recherche de financements destinés à la valorisation de notre patrimoine : la fondation des amis du Paléospace et la fondation des amis de l’église. Toutes les bonnes volontés seront les bienvenues et je vous invite à vous faire connaître et à me rejoindre».

Les voeux du maire pour l’église en 2017

Les voeux 2017 du  Maire J.P. DURAND, en exercice depuis 3 ans :

« Bien évidemment le vaste chantier de la restauration de l’église est toujours en cours. Le cabinet d’architecte qui sera en charge de cette rénovation
est enfin nommé. Nous avons maintenant une estimation plus précise des travaux, ceux-ci s’élèveront à 5.5 millions d’euros. Nous pourrons compter
sur des subventions d’état mais guère au delà de 30% et nous espérons que l’association de sauvegarde du patrimoine de Villers, accréditée par la
Fondation du Patrimoine, qui a été crée dans l’optique de cette restauration parviendra à récolter des sommes substantielles afin de soulager le budget
communal ».

Il faut y lire en clair que le chantier de l’église a été délaissé depuis 4 ans et les voeux 2013, mais qu’il serait à nouveau en cours avec un coût passant de 4 M€ à 5,5 M€, et un cabinet d’architecte « enfin nommé »… sous réserve du  concours de l’Association de sauvegarde du patrimoine de Villers.

Ayant été moi-même il y a peu Fondateur et Président de l’Association de sauvegarde d’une magnifique église inscrite aux Monuments Historiques très proche de Villers, je me permets de souligner que cette annonce du Maire est juste une « non-annonce », car n’importe qui, un tant soit peu au fait de ces questions, et moi même assurément, aurait pu la faire il y a 4 ans:  l’équation de la restauration d’un monument historique, c’est au maximum 30% de subvention de l’Etat sur les travaux, le reste à trouver au moyen de la Commune, des collectivités territoriales dont elle dépend (Communauté, Conseil Général, Région), de l’Association de Sauvegarde travaillant de concert avec la Fondation du Patrimoine, de mécènes à trouver, et de toute autre source, dont en particulier évidemment les habitants de la Commune

Le Maire actuel de Villers dans ses propos ci-dessus extraits de ses voeux 2017, ne s’engage à rien (aucune contribution communale annoncée), et bien au contraire subordonne la restauration de l’église de Villers au fait que la malheureuse Association de Sauvegarde lui apporte 70% des 5,5 M€, soit 3,85 Millions d’€, sans même jamais exprimer ouvertement son souhait de restaurer cette église, et ce faisant sans solliciter les habitants de Villers !

4 ans après l’annonce enthousiaste de Mr VAUCLIN lors de ses voeux 2013  « L’église verra bientôt commencer ses travaux de rénovation… »,  force est de constater les propos lénifiants du maire qui ne peuvent tromper personne !

Ceci, alors même que l’Eglise a eu récemment la chance inouïe d’être  classée  Monument Historique grâce à ses murs, ses vitraux, à un tableau  lui-même classé – soit le plus haut niveau possible -la consacrant comme un monument d’intérêt national et lui assurant des subventions publiques maximales et un coût de rénovation moindre que dans d’autres communes.

La Municipalité devrait être tenue d’informer les habitants de Villers :

– des travaux nécessaires, du détail du devis estimé à plus de 5,5 millions d’euros.  Y a-t-il des options médianes possibles … ?

– la Fondation des Amis de l’Eglise existe-t-elle et que fait-t-elle ?

Enfin, l’église d’une  Commune est souvent l’un de ses monuments les plus emblématiques. Aussi, lorsqu’une Commune est assez chanceuse pour que son église soit distinguée de la rare qualité de Monument Historique qui lui confère un intérêt national, il est incompréhensible qu’elle ne tienne pas mieux informés ses habitants de tout ce qui la concerne, et en particulier des travaux à réaliser pour sa rénovation ! De plus ceux-ci, une fois annoncés, ne devraient pas attendre aussi longtemps !

L’église de Villers constitue  un symbole très fort de sa station balnéaire, car elle n’a été construite, malheureusement en lieu et place de la précédente église communale ancestrale du 11ème siècle (disparue), que pour répondre au véritable surgissement en seulement 3 décennies de centaines de villas dont Villers s’enorgueillit à juste titre aujourd’hui (10 à 15 villas en 1851, 243 en 1881 avec une population de 1469 habitants !).

En 1872 la Municipalité de Villers décidait ainsi de remplacer l’église du village devenue trop petite par une église à la (dé)mesure de toutes ces magnifiques nouvelles villas. Il ne vous aura pas échappé que cette église est, pour une commune comme Villers, monumentale ! Aussi fallut-t-il 26 ans (1872/1898) pour voir cette église achevée !

Mais c’était à l’époque le prix à payer pour être une grande station balnéaire ! La question posée aujourd’hui est : « Villers-sur-Mer veut-t-elle toujours être une grande station balnéaire ? »
Si oui, elle doit trouver les moyens de restaurer son église au plus vite !

Question sur la « Lettre de Villers »

Téléchargeant la Lettre de Villers de juillet 2017 (n°140), nous nous sommes fait la remarque que la Lettre d’avril 2006 (n°95) que nous venions juste de télécharger auparavant en cherchant des photos du 150ème anniversaire de Villers, «pesait» seulement 4,33 Mo quand celle d’aujourd’hui pèse 24,8 Mo ! Aussi notre surprise fut grande d’y lire l’éditorial de Mr le Maire de Villers avec ces propos :

L’adage « Il se passe toujours quelque chose à Villers » est bien réel tant cette lettre est fournie. Il est certain que nous ne pourrons pas continuer à augmenter le volume de la Lettre de Villers et qu’il nous faudra à l’avenir faire des choix qui se révèleront bien difficiles. Pour l’instant ce n’est pas encore le cas

Nous sommes ravis, Mr le Maire, que vous réalisiez en cet été 2017 que l’inflation galopante de cette Lettre de Villers dont le volume a été multiplié par 6 en 10 ans pose problème. Outre qu’elle pèse certainement en conception et en édition sur les finances de la Commune, assez restreintes en ce moment, son gonflement sans fin pose la question de sa finalité :

– une Gazette qui parle de tout ce qui se passe dans les moindres détails, auquel cas il n’y aura jamais de limite au volume de cette lettre,

– ou une Lettre qui parle prioritairement et plus sérieusement des questions qui concernent l’administration et l’avenir de la Commune de Villers/Mer ?

Mais pourquoi alors n’est-t-il pas révélée aux lecteurs dans cet éditorial la raison de cette diète de la « Lettre de Villers » ? Pourquoi la mention sibylline qui suit cette annonce « ce n’est pas encore le cas »… qui nous donne à penser que cette Lettre de Villers va encore perdurer, peut-être même encore grossir. Et quand sera-t-il  donc le moment de cette diète ?

Autant d’interrogations sur lesquelles l’éditorial de cette Lettre reste muet!